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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 10:01

Tant pour les enseignants que pour les élèves, il y a plusieurs avantages à intégrer l'éducation aux médias dans une classe. D'abord, sur le plan de la motivation, l'enfant et l'adolescent développent et exercent leur jugement critique et éthique sur des sujets qui les fascinent et des médias qui font partie de leur vie de tous les jours. Conformément à l'esprit des nouveaux programmes, l'éducation aux médias s'intègre dans plusieurs disciplines, que ce s oit en français, en science et technologie, en art, en géographie. En fait, les activités ou les projets en éducation aux médias offrent un nouveau contexte pour intégrer les apprentissages disciplinaires. L'interdisciplinarité des projets facilite en plus l'acquisition et l'intégration de nombreuses compétences intellectuelles, méthodologiques, personnelles et relatives à la communication. L'élève est engagé dans un processus actif et constructif, lié à un savoir faire, à un savoir agir à l'égard des médias, qui va tout à fait dans le sens des nouvelles pratiques pédagogiques où l'élève crée et construit son savoir. En ce qui a trait aux attitudes, l'éducation entraîne, en développant l'esprit critique, des comportements plus responsables et guide les jeunes dans la construction d'une estime personnelle plus réaliste, positive, ouverte à la diversité des cultures et des modèles. Entre autres, les jeunes deviennent plus attentifs aux personnages des productions médias et expriment leur désaccord face aux stéréotypes ; il mettent en perspective les faits historiques derrière les fictions, se questionnent sur la crédibilité de l'information, comprennent les intérêts financiers derrière tout contenu, prennent conscience de l'influence de la publicité sur leur propre consommation de produits et prêtent attention à l'actualité et au traitement des nouvelles dans les médias.  


Consultez les documents du Réseau sur ce sujet pour lire le texte complet des avantages de l'éducation aux médias. En quoi l'éducation aux médias est-elle utile et nécessaire dans notre société ? De quelle façon l'école peut-elle contribuer à l'éducation aux médias ? D'autres spécialistes répondent pour nous.


À quoi peut bien servir un livre sans images ni conversations ?Semaine_Media_02.jpg


...dixit Alice au début du célèbre livre de Lewis Carroll : Alice au pays des merveilles. Ce questionnement me séduit toujours parce qu'il me rappelle l'importance du livre comme média d'éducation à la lecture, mais aussi à la découverte de personnages, d'événements, d'émotions où notre imaginaire d'enfant ou d'adulte peut se retrouver. Cependant, on a tendance à oublier que le livre n'est pas que texte ; l'image y est présente à différents titres et contribue au développement de la pensée mais aussi de la parole. Si c'est vrai pou r le livre, c'est aussi le cas pour bien d'autres médias qui nous interpellent tous les jours : les journau x, la télévision, les affiches publicitaires ou les sites Web. L'école ne peut donc pas oublier que ces signes porteurs de sens, le texte et l'image, fixe ou mobile, isolée ou en séquence, peuvent être apprivoisés en complémentarité l'un de l'autre. L'image porte ses preuves en tant que représentation d'objets de la réalité ; le verbe, écrit ou sonore, improvisé ou composé, permet de témoigner, de raconter, de faire des liens, de converser et de compléter l'image...


Alors, pourquoi ne pas apprendre à lire et à écrire des images à l'école, à les confronter à d'autres sources d'information ou d'évocation afin de montrer, de prouver ou de questionner notre réalité ou celle des jeunes dans le présent, le passé ou le futur ? Voilà un des défis de l'éducation aux médias aujourd'hui : trouver sa place à l'école, une place réelle auprès des jeunes, c'est-à-dire intégrée dans leurs apprentissages disciplinaires, sans bousculer ou banaliser les autres outils indispensables au développement de leur pensée, de leur sensibilité et valeurs, de leur identité. Source : Stéphanie Dansereau, Professeure-chercheure, Didac tique des médias, UQAM, Avril 2002.

Jacques Piette Jacques Piette, Ph.D. L'élève du primaire Les médias deviennent un milieu de vie qui sert à l'enfant lorsqu'il commence l'école, à entrer en relation avec ses camarades.


Comme il partage avec eux la même passion pour l'environnement culturel que lui proposent les contenus des médias auxquels il s'expose, ces derniers deviennent un riche sujet d'échanges et de partage avec les autres. Vers 8 ou 9 ans, les médias constituent une occasion de sociabilité importante. Les médias jouent un rôle important et représentent des occasions d'interactions et d'échanges. La fin du primaire laisse entrevoir chez l'enfant le passage à l'adolescence qui va marquer une rupture radicale avec les habitudes de consommation qu'il avait développées et auxquelles il était jusqu'alors très attaché. C'est l'époque où l'enfant commence à se reconnaître et à adopter les différents modèles de personnalité que les médias projettent. C'est l'époque de la recherche du « grand frisson » et des émotions fortes. Les médias permettent de vivre par procuration. Les préférences et les attitudes à l'égard des médias et de leurs contenus deviennent des vecteurs de rapprochement ou d'exclusion.


Source : Citations extraites du texte « L'élève du primaire » de Jacques Piette, professeur au département de lettres et de communications de l'Université de Sherbrooke. Via le site "Réseau Education média" - 2002

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search more 09/01/2015 13:27

The interaction opens up the opportunity of social well being and the best communication skills. This is from the most known university that the privilege to meet the people and get in touch with the heart of the communication.

pierrot, vagabond des mots et des routes 05/09/2013 16:57

quelle belle conférence sur les enfants-écrans en pédagogie

En espérant fébrilement votre présence à SHERBROOKE... MAISON DES ARTS DE LA PAROLE...
Samedi 28 septembre 2013, 20 h
Le vagabond céleste
Simon Gauthier
Maison des arts de la parole,
Sherbrooke

Simon Gauthier a déjà une soixantaine de représentations derrière lui avec son dernier spectacle «Le vagabond céleste». Et ce n’est pas fini puisqu’il reprend la tournée dès l’automne. «Je vis bien
de mon métier car je suis invité partout. Je roule en France, en Belgique, en Suisse, au Maroc, en Tunisie. J’ai le privilège de faire une centaine de spectacle par année.»

En plus de son succès international, Simon Gauthier apprécie son indépendance en tant qu’artiste. L’idée de pouvoir produire ce qu’il veut quand il le veut l’enchante. «Mon amour pour le conte n’a
pas changé avec les années. C’est un métier toujours aussi excitant et nourrissant. Il maintient mes neurones actifs et me permet de demeurer jeune et curieux.»

En parallèle, Simon est lamiste (scie musicale). Il a d’ailleurs eu la chance de jouer avec l’Orchestre Symphonique de Montréal en décembre. «Sur la scène devant 2000 personnes et sous la direction
de grand Kent Nagano, je n’ai jamais été aussi neveux de toute ma vie!», lance l’artiste qui a collaboré à nouveau avec l’OSM afin de former un de leurs musiciens à la scie musicale.

JOURNAL LE REFLET DE TADOUSSAC
VOLUME 7, NUMERO 34
MERCREDI 29 AOUT 2012

CRITIQUE

DÉDÉTORIAL
LE VAGABOND CELESTE DE SIMON GAUTHIER
Bien fatigué, j’y suis allé avec la peur de m’endormir.
Finalement je voulais que ce récit ne puisse finir afin de ne
pouvoir partir pour continuer mes rêves.
Quelle prestation! C’est l’histoire inspirée d’un personnage qui
est passé par Tadoussac et que plusieurs ont eu la chance de
côtoyer. Dans un premier temps il a séjourné trois semaines
à l’Eau Berge puis il est revenu pour repartir sur la route de
ses rêves. C’était un petit «grand homme» à chapeau, barbe
blanche et guitare en bandoulière qui composait des chansons
sur les gens rêveurs essayant de réaliser leurs rêves. Plusieurs
personnages de Tadoussac ont noirci son cahier.
Son Histoire remonte à plusieurs années alors qu’il était bien
installé dans le nord de Mtl plus précisément à Val David. Là-bas,
il avait tout pour être heureux, maison, femme, famille
et argent…...
Un matin il s’est levé pour annoncer autour de lui qu’il laissait
tout et partait sans le sous, vivre ses rêves. On a cru à un
coup de déprime, on a tenté de le retenir mais devant ses
arguments on a fini par le comprendre et lui souhaiter bonne
chance dans son rêve. Pendant 5 ans il a fait les quatre coins
du Québec sans rien demander à personne. Les hasards de
la vie le guidaient au quotidien. Il attendait qu’on lui offre
une «raye» pour avancer, sinon il marchait inlassablement.
Jamais il a demandé à manger ou coucher, c’était... quand on
l’invitait!
Simon Gauthier l’a rencontré par le biais de Richard Fontaine
qui lui aussi à sa façon, vagabondait ici et là avec ses pinceaux
comme compagnons de route.
Depuis, selon Simon ce «Vagabond Céleste» a balancé sa
guitare à la rue pour s’installer dans une petite chambre
dénudée près de l’Oratoire St Joseph, et il parcours les
bibliothèques. A date il a à son actif une maîtrise et plusieurs
doctorats en poche sur le rêve.
Son nom est Pierrot (mais lequel?) Un monument existe
encore en son honneur, rue St-Paul dans le bas le la ville de
Mtl.
Fondateur des Deux Pierrots dans le vieux, cette
boite mythique des plus fréquentée encore, est le seul endroit
qui ait survécu aux Boites à Chansons qui nous ont donné
nos grands: Claude Léveillé, Vigneault, René Claude, Claude
Gauthier, Raymond Lévesque, etc
Si Pierrot en quittant, gloire, succès et argent pour vivre ses
rêves est un message d’espoir, un baume sur le mal de vivre
qui nous guette, Simon Gauthier par son spectacle nous a fait
découvrir quelqu’un de chez nous porteur de bonheur.
Simon offre à quiconque veut découvrir plus intimement
ce personnage, de venir dans vos maisons, vos salons, vos
verrières vous présenter cet être lumineux.
Est-ce le présage que notre conteur national se prépare à
parcourir les routes du monde avec dans son pack sac Pierrot
le Vagabond Céleste disposé à vous faire du bien à l’âme et
vous brasser les idées?

L’OPINION D’UNE SIMPLE SPECTATRICE
Bien sûr, l’avoir croisé à Natashquan au moment même
où il rencontrait celui qui serait le personnage principal
de son conte a ajouté beaucoup de magie au voyage
onirique dans lequel m’a emporté Simon Gauthier ce
mercredi¸15 août 2012 à Tadoussac.
Pourtant, cela n’est pas nécessaire car le Vagabond
Céleste transporte n’importe quel spectateur sans que
celui-ci ne sourcille un instant, car nous apparaissent au
travers de la voix du raconteur et de celle du musicien qui
l’accompagne, Benoit Rolland, de «sacrés personnages»,
au sens de personnes extraordinaires, dont on aime tirer
exemple, car elles nous aident à vivre mieux.
Lors de cette envolée entre réalité et rêve, entre un
village et l’univers, entre ce que l’on est et ce que l’on
voudrait être, on sourit, on rit parfois, on pleure même...
Mais surtout, on touche du bout des doigts l’essence
même de la vie: l’amour universel.
Hier soir, mon esprit a grandi de cette bouleversante
rencontre avec la vie d’un homme merveilleusement
mise en mots par Simon Gauthier, et je souhaite qu’il en soit
de même pour vous

www.enracontantpierrot.blogspot.com
www.reveursequitables.com

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  • : Les enfants sont devenus « des médias consommateurs » qui passent d’un écran à un autre avec une facilité déconcertante (télévision, internet, console, portable…). Une éducation aux médias audiovisuels devient donc une obligation pour permettre de donner aux enfants les armes critiques pour se protéger dans ce monde fantasmagorique du "tout écran".
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