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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:29

La télévision est une nouvelle fois pointée du doigt. Selon une étude publiée par l’université de Montréal, elle serait néfaste pour les tout-petits. Outil de découverte, de divertissement et de communication familiale, la télé peut également altérer le comportement de l’enfant.

 

Problèmes de développement La-television-trop-nefaste-pour-les-enfants_mode_une.jpg

 

L’étude, publiée dans le journal « Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine », démontre que trop exposés, les enfants deviennent passifs et rencontrent des difficultés de concentration en classe. « Chez les enfants d'âge préscolaire, nous avons découvert que chaque heure passée devant un écran correspond à une diminution future de l'intérêt en classe et de la réussite en math, augmente le risque de victimisation par les camarades de classe, favorise la sédentarité et la consommation d'aliments mauvais pour la santé et augmente l'indice de masse corporelle. », explique Linda S. Pagani, auteure de l'étude.

 

La télévision est déconseillée aux enfants de moins de trois ans

Si la télé est un formidable outil pour parents débordés ou épuisés, gare toutefois à ce qu’elle ne remplace pas les activités et les jeux nécessaires pour l’éveil et le développement de l’enfant. « La télévision n'est pas seulement une activité intellectuelle passive », explique Mme Pagani. « Elle enlève aussi du temps pour d'autres activités. Par exemple, si l'enfant aide papa ou maman à mettre la table, il apprend à compter le nombre de couverts. C'est la même chose pour l'apprentissage du jeu et de l'interaction avec les amis : les enfants qui écoutent trop de télévision ont plus de risque de victimisation parce qu'ils savent moins bien interagir avec les autres. » La quasi-totalité des professionnels de la santé et de la petite enfance sont unanimes : les bébés de moins de trois ans ne devraient pas être exposés devant la télévision.


Source : Magazine Elle - S.P./ le 04/05/2010

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:25

Canada – La télévision retarderait le développement des enfants qui la regardent trop, selon une étude de l'université de Montréal publiée dans le journal Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine.le-developpement-de-l-enfant-serait-altere-par-le-temps-pas.jpg

Les chercheurs ont étudié pendant près de huit ans 1.314 enfants grâce à la collaboration de leurs parents et professeurs. Les parents avaient pour mission de noter combien de temps leurs enfants, alors âgés de 29 à 53 mois, restaient devant la télévision. A l’âge de 10 ans, les enfants étaient ensuite évalués par leurs professeurs, qui prenaient alors note des performances scolaires et psychosociales ainsi que de la santé des enfants.
 
"Chez les enfants d'âge préscolaire, nous avons découvert que chaque heure passée devant un écran correspond à une diminution future de l'intérêt en classe et de la réussite en maths, augmente le risque de victimisation par les camarades de classe, favorise la sédentarité et la consommation d'aliments mauvais pour la santé et augmente l'indice de masse corporelle" a déclaré Linda Pagani, auteur de l'étude.
 
D’après ces recherches, les enfants ne devraient pas être exposés au petit écran avant l’âge de 2 ans. Après cet âge, le temps de visionnage de la télévision devrait encore se limiter à deux heures quotidiennes.

Source :Info rédaction, publiée le 04 mai 2010 via le sita Maxisciences - AI
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:21

Selon une étude de l'Université de Montréal, la télévision peut faire des ravages pendant des années. Exposés trop longtemps et trop jeunes face au petit écran, les enfants développent des handicaps, comme la baisse de l'intérêt en classe, des résultats médiocres en maths et rejet par les autres enfants.

L'étude publiée dans le journal «Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine» constitue une première. La recherche, étalée sur huit ans, a touché 1.314 enfants, dont les parents avaient accepté d'indiquer le temps consacré à regarder la télévision par leur progéniture à 29 mois puis à 53 mois. Par ailleurs, les enseignants ont évalué les 908297_tv_650x300.jpgperformances scolaires et psychosociales, ainsi que la santé des sujets.

Une activité intellectuelle passive

Résulat  : «Chaque heure au delà de la moyenne (qui est de huit heures par semaine au Québec) réduit de 7% l'engagement manifesté par l'enfant en classe», a expliqué Linda S. Pagani, la chercheuse qui a dirigé l'étude. «C'est entre la naissance et l'âge de 5 ans qu'interviennent les débuts de réseautage dans le cerveau, très importants pour toutes sortes de processus intellectuels», ajoute-t-elle. Or, regarder l'écran est une «activité intellectuelle passive», ce qu'ignorent les parents qui «prennent la télévision pour un meuble comme un autre».

Selon l'étude, une copnsommation excessive de télévision chez les enfants entre l'âge de deux et quatre ans permet de prédire une diminution de 6% de la réussite en maths (mais n'a aucun effet négatif sur la lecture), une augmentation de 10% du risque de rejet par les camarades de classe (taquineries, agressions et insultes), une diminution de 13 % de l'activité physique le week-end et de 9% de l'activité physique générale, une augmentation de 9% de la consommation de boissons gazeuses sucrées et de 10% du grignotage et enfin une hausse de 5% de l'indice de masse corporelle à dix ans.


Source : Leparisien.fr avec l'AFP/   03.05.2010, DR

 

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 11:09

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Ils n'ont d'yeux que pour elle. - Les enfants et la télé - Stéphane Clerget / 2002



Et si les parents, soucieux de protéger leurs enfants, sous-estimaient certains dangers ? Alors qu'ils s'inquiètent de les savoir dehors à la merci des pervers, des racketteurs ou des chauffards, il plane chez eux un péril d'une autre nature, d'autant plus pernicieux qu'ils ne s'en méfient guère : la télévision.
De plus en plus " accros à l'écran ", les enfants et les adolescents reçoivent le spectacle télévisuel de plein fouet. Or son impact - et pas seulement lorsqu'il met en scène des représentations de la violence (y compris sexuelle) - est considérable sur la construction de leur personnalité, leur rapport au temps et à l'espace, leur mode de pensée, leur imaginaire, leur comportement, leur scolarité.
La solution n'est pas dans un contrôle absolu des programmes, difficile à mettre en œuvre, ni dans l'interdiction pure et simple de la télévision ou des jeux vidéo ; elle réside dans une démarche de long terme, une éducation aux médias et à l'image, dispensée à la maison et à l'école et visant à transformer l'enfant, de consommateur passif, en téléspectateur actif. Emaillé de situations réelles rencontrées en consultation, ce livre de référence intéressera bien sûr les parents et les spécialistes de l'enfance, mais aussi les professionnels de l'audiovisuel et des nouvelles technologies.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 09:40

 

Les écoliers manosquins sont désormais à la pointe des nouvelles technologies. Site pilote de l'académie d'Aix-Marseille, la Ville a équipé les huit groupes scolaires du système "Écol'web".

"Tous les enfants des écoles primaires et leurs parents sont connectés à un Intranet grâce à un mot de passe et un nom d'utilisateur personnels", souligne Jany Sabaty, responsable du service informatique de la Ville.

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En septembre, 1000 enfants et leurs parents pourront accéder à une messagerie, la création de blogs, mais aussi retrouver leurs devoirs, des logiciels de calcul, histoire-géographie, français… Cet Intranet est couplé à un accès à Internet mais les enfants ne pourront naviguer que sur des sites préétablis par l'Éducation nationale.

"Ils sont dans le monde des grands, mais bien surveillés. Le système est tellement verrouillé que les enfants n'ont rien vu des peintres de la Renaissance et de leurs tableaux de nus" confie la responsable avec humour.


1000 élèves connectés

Cet outil informatique semble satisfaire les enfants. "Dès que je ne comprends pas, l'ordinateur m'aide grâce aux logiciels", nous confie Laury, 10ans et demi, en CM2. "À la maison, je m'en sers tous les soirs", ajoute Meryem, 11ans. "En plus on va rencontrer un auteur, Hu

bert Ben Kemoun. On a tout préparé sur ordinateur pour la fête du livre en mai."

Un espace privé parents-enseignants est également disponible. "Parfois les parents travaillent tard et ont dû mal à rencontrer les enseignants; avec ce système informatique ils pourront échanger", explique Laure Saye, élue aux affaires scolaires. La pandémie de grippe A annoncée l'an dernier a accéléré la mise en place de cet "Écol'web". L'enfant malade peut y accéder de chez lui avec ses codes personnels et ainsi connaître les devoirs à faire, ce qui a été étudié en cours… "Toutes les écoles de Manosque sont connectées, donc selon les projets des professeurs, les enfants peuvent travailler ensemble, réaliser un travail en commun et échanger avec leurs camarades."

Après des rendez-vous fixés par l'académie pour expliquer l'Écol'web, la ville de La Ciotat va suivre l'exemple manosquin et l'installer dans ses écoles. Et Nice réfléchit.


Source : Laura Gareta, le 23 avril 2010 "La Provence"

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 09:23

La question de l’usage qu’ont les jeunes d’Internet et des risques associés est depuis longtemps un sujet majeur pour la Commission. Une récente vague de l’Eurobaromètre a permis de défricher les dernières tendances de l’opinion des parents européens en la matière1.

 

Au global, des parents au moins aussi connectés que leurs enfants

 

En moyenne, 3 enfants européens sur 4 utilisent Internet. Ce chiffre voile toutefois des différences considérables entre pays : champions toutes catégories, les Finlandais, dont 96% des enfants utilisent Internet. Lanterne rouge, l’Italie, où seuls 45% des enfants sont internautes. La France est dans la moyenne, à 76%.

Ces moyennes masquent évidemment des éléments structurants de l’usage d’Internet, qui croît avec l’âge des enfants, mais aussi avec l’usage de leurs parents. Plus ces derniers sont connectés, plus leurs enfants le sont. Un enseignement pas exactement révolutionnaire, mais qui, en creux, contredit une croyance bien établie : celle qui veut que la proportion d’internautes soit plus importante chez les jeunes que chez leurs parents (ceci n’est en fait vrai qu’à Malte, en Roumanie, en Pologne et en Hongrie) : en moyenne dans l’Union, 84% des enfants de 11 à 14 ans et 86% des adolescents de 14 à 17 ans utilisent Internet, pour 85% chez les parents d’enfants de ces âges.

 

Pour les parents, le danger ne vient pas de Facebook

 

Voilà pour le cadre. Qu’en est-il maintenant de la perception qu’ont les parentslogo_eurobarometre.jpg des risques que courent leurs surfeurs d’enfants ? Sans surprise, ce sont la confrontation à des images pornographiques ou violentes ainsi que la peur du online grooming (aussi appelé child grooming, soit l’utilisation de services de rencontres en ligne par des adultes chercha nt à séduire des mineurs) qu’ils redoutent le plus : respectivement 65% et 60% d’inquiets, dont 45% et 46% de très inquiets. Suivent la possibilité d’obtenir de l’information sur la mutilation, le suicide ou l’anorexie (55% d’inquiets, contre 41%),  celle de se faire malmener par d’autres enfants (54%, contre 41%), et celle de s’isoler socialement (53%, contre 43%). Seul le risque que leur enfant révèle des informations personnelles ou privées divise véritablement les parents : 47% se disent inquiets à ce sujet, contre 49%.

La pratique des parents est une clé fondamentale d’analyse de ces chiffres. De f açon générale, les parents internautes sont notablement moins inquiets pour leurs enfants que ceux qui ne pratiquent pas Internet.

L’appréhension du risque est aussi fortement clivée selon les pays étudiés. Schématiquement, on peut observer un tropisme géographique : Italie mise à part, les pays méditerranéens (France, Espagne, Portugal, Grèce et Chypre) sont les plus anxieux vis-à-vis des risques que représenterait Internet pour leurs enfants. De l’autre côté du spectre, les pare nts slovaques, suédois et danois2 se montrent remarquablement sereins. A titre d’exemple, au moins 80% des parents dans les pays méditerranéens susnommés se disent inquiets des risques de child grooming, pour moins de 30% dans ces derniers pays.

 

La France, championne d’Europe de l’anxiété

 

Les taux y sont impressionnants : 90% des parents français se disent inquiets de ce que leur enfant puisse être victime de child grooming, 87% qu’il puisse être confronté à des images pornographiques ou violentes, 83% qu’il soit malmené par un autre enfant. Un record de préoccupations en Europe,  auquel LOPPSI aurait – entre autres – pour mission de répondre. A moins que cette médaille soit à accrocher à côté de celle la consommation d’antidépresseurs




Source :  Pierre Jougla - 26 avril 2010 via www.delitsdopinion.com ( Le site qui analyse l'opinion publique française et ses tendances émergentes) 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 09:14

Faire de l'enfant un lecteur d'images non un spectateur passif

Si l'école a récemment fait entrer l'éducation à l'image dans ses programmes, dixit ceux de 2008 : « L'éducation à l'image, au cinéma et à l'audiovisuel contribue à l'acquisition du socle commun de connaissances et de compétences que chaque élève doit acquérir », bien souvent, dans les foyers, l'enfant est seul devant les écrans et avale goulûment une succession d'images.

Le CSA souligne que si « l'enfant a droit à l'information », celle des journaux télévisés est inadaptée à lui. Il reconnaît que l'enfant de 3 ans est capable de regarder un film ou un dessin animé qui l'intéresse, mais que programmes télévisés et publicités ne peuvent lui être destinés intégralement. Il encourage le respect de la signalétique d'avertissement et l'adaptation du temps passé devant les écrans à l'âge de l'enfant.

L'OMS fait clairement le lien entre le temps passé par les csa-tv-enfants.1258301891.jpgenfants devant la télévision, le manque d'activité physique des enfants et l'obésité. Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, a écrit bon nombre d'ouvrages sur l'impact des images sur les jeunes dont Enfants sous influence, les écrans rendent-ils les jeunes violents? ou encore le très récent Faut-t-il interdire les écrans aux enfants? série d'entretiens avec Bernard Stiegler, philosophe passionné par les relations de l'homme à la technique.

L'éducation familiale à l'utilisation des écrans est une nécessité

L'éducation aux écrans peut être au cœur de la problématique et cette mission éducative ne peut être reléguée dans son intégralité à l'école. Les parents sont les premiers modèles de relations au monde et en sont les premiers initiateurs et traducteurs, les écrans en font partie.

C'est aux parents de choisir l'émission, le film, le jeu vidéo qu'ils souhaitent que leur enfant voit et non l'enfant seul ou les aléas des programmations des chaînes et des hasards de clics de la souris. C'est à eux également d'en contrôler et d'en limiter l'accès.

S'il convient de ne pas laisser les enfants faire un usage immodéré de ces technologies, il serait incongru aujourd'hui d'en interdire complètement l'usage, il est bien plus judicieux et utile d'y initier les enfants.

Quelques pistes

Les parents pourraient transmettre via l'utilisation de DVD un héritage cinématographique historique, esthétique et émotionnel. Pourquoi ne pas partager ensemble des films ou dessins animés d'enfance ; suivant la génération, il pourrait aussi bien s'agir de « Polly », « Belle et Sébastien », « Mary Poppins » ou encore « Annie ». Leur faire découvrir Laurel et Hardy, Chaplin ou encore Buster Keaton, même à travers des extraits.

Beaucoup d'albums, comme « Loulou1 » ou « Les Trois Brigands 2» ont été adaptés en dessins animés et sont décryptables et recevables par un public enfantin. Les parents peuvent aussi bien accompagner leurs enfants dans la découverte des albums que dans celle de leur adaptation filmique. Adultes et enfants pourraient échanger leur avis sur l'adaptation, comparer albums et dessins animés ; l'adulte s'assurant de la bonne compréhension de l'enfant. Il en va de même pour les versions filmiques de contes.

L'enfant est spontanément attiré vers le monde animal et peu de programmes télévisés lui offrent l'occasion de voir des documentaires adaptés à son âge et son niveau de compréhension, c'est aux parents de les regarder avec lui et de lui en expliciter les images.

C'est par cette éducation que l'enfant deviendra un utilisateur éclairé et raisonnable des écrans.

1Grégoire Solotareff, École des loisirs

2Tomi Ungerer, École des loisirs


Source :14 mars 2010 - Catherine Prat - L'enfant dans sa découverte des écrans publié dans Média&Information


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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 21:24

Conrad Gessner, un scientifique suisse de renom, a sans doute été le premier à s'inquiéter des répercussions négatives d'un trop-plein d'informations. Dans un ouvrage de référence, Gessner décrivait un monde moderne submergé de données, une situation à la fois «déroutante et néfaste». Aujourd'hui, les médias s'en font l'écho à coups de rapports sur les risques sans précédent d'un environnement virtuel continuellement «branché». Il est cependant intéressant de préciser que Gessner n'a jamais envoyé un e-mail de sa vie, et n'y connaissait absolument rien en informatique. Non pas qu'il fut technophobe, simplement, il mourut en 1565. Les inquiétudes qu'il formulait alors concernaient le déluge d'informations qu'avait déclenché à l'époque l'invention de l'imprimerie.

L'homme craint le trop-plein d'informations depuis toujours, et chaque génération essaie d'imaginer les conséquences que pourrait avoir la technologie sur nos esprits et nos cerveaux. D'un point de vue historique, ce qui est frappant, ce n'est pas l'évolution de ces préoccupations sociales, mais au contraire leurs similitudes d'un siècle à l'autre, au point où lorsque ce discours refait inéluctablement surface, seule sa forme a changé, mais le fond est resté le même.

Tout cela remonte aux débuts de l'alphabétisation. Tout comme on s'inquiète aujourd'hui pour nos enfants qui passent trop de temps devant leur ordinateur, Socrate mettait ses contemporains en garde contre les dangers de l'écriture, qui ne «produira que l'oubli dans l'esprit de ceux qui apprennent, en leur faisant négliger la mémoire». Et comme les enfants étaient, selon lui, incapables de distinguer le rêve de la réalité, il recommandait aux parents de leur enseigner uniquement de saines allégories plutôt que des fables mensongères — leur développement mental était en jeu. Depuis, l'écho de cet avertissement socratique revient régulièrement à nos oreilles: l'ancienne génération nous met en garde contre les nouvelles technologies et déplore une société qui abandonne petit à petit ces médias «sains» avec lesquels eux ont grandi, ignorant vraisemblablement qu'à l'époque, on les considérait comme dangereux.

L'école, c'est trop dangereux

Les premières craintes de Gessner sont apparues peu après qu'il s'est mis en tête de dresser la liste de tous les ouvrages disponibles au 16e siècle — une liste publiée ensuite sous le nom de Bibliotheca Universalis. Au 18e siècle, la multiplication des journaux souleva le même genre d'inquiétudes, et en France, Malesherbes s'insurgeait contre cette nouvelle mode de s'informer en lisant les nouvelles, soutenant que cette pratique menait à l'isolement social et mettait en péril les bienfaits spirituels que permettait l'instruction à l'église. Cent ans plus tard, alors que l'alphabétisation était devenue indispensable et que l'on construisait des écoles un peu partout, ce fût au tour de l'éducation, soi-disant contre nature et dangereuse pour la santé mentale, d'être répudiée. Un article de 1883 paru dans le journal médical le Sanitarian, affirmait que les écoles «épuisent le cerveau ainsi que le système nerveux des enfants avec des études trop complexes, et ruinent leur corps en les gardant enfermés trop longtemps.» A la même époque, les médecins pensaient que des études trop longues et trop compliquées étaient une des causes principales de la folie.

L'arrivée des premières radios a vu naître une nouvelle crainte: on accusait la technologie sans-fil de détourner les enfants de la lecture et de diminuer leurs performances scolaires, des activités qui étaient alors considérées à nouveau comme saines et convenables. En 1936, le magazine musical Gramophone signalait que les enfants avaient maintenant «pris l'habitude de partager leur attention entre la routine quotidienne de leurs devoirs et l'irrésistible émoi 729822_25ba163c9a_o-2010-52-48.jpgprovoqué par le haut-parleur», et que les programmes radiophoniques déréglaient l'équilibre de leurs esprits facilement excités. La télévision non plus n'a pas échappé à la chasse aux sorcières: Elle Wartella, historienne des médias, note que «ses détracteurs étaient inquiets de la façon dont la télévision pourrait mettre en péril la radio, la conversation, la lecture, et le modèle familial de l'époque, et aboutir à une vulgarisation accrue de la culture américaine».

A la fin du XXe siècle, nous avons assisté à la démocratisation de l'ordinateur personnel, Internet était devenu un phénomène mondial, et la presse diffusait largement des inquiétudes similaires: CNN signalait que "l'email" est plus dangereux pour le QI que le caanabis", le Telegraph que «Twitter et Facebook nuiraient aux valeurs morales», que «La génération Facebook et Myspace est ''incapable de tisser un lien social''», et le Daily Mail publiait un papier intitulé «Facebook augmenterait les risques de cancer». Bien sûr, ces articles n'ont pas la moindre preuve pour étayer ce qu'ils avancent, mais ils font le tour du monde parce qu'ils sont l'écho de nos angoisses récurrentes vis-à-vis des nouvelles technologies.

Aucune preuve à ce jour

Mais toutes ces inquiétudes ont aussi fait l'objet d'articles de fond pour des publications plus sérieuses: dans un article de The Atlantic intitulé «Google rend-il stupide?», Nicolas Carr affirme qu'Internet diminue notre attention et dégrade notre capacité à raisonner; selon l'article «Attention: surcharge cérébrale» publié dans le Times londonien, la technologie détériore notre empathie; et dans le New York Times, «L'appât de l'information: une véritable dépendance?» s'interroge sur une possible relation entre les nouvelles technologies et le trouble déficitaire de l'attention. Tous ces articles ont un point commun: aucun ne fait référence à de vraies recherches sur la façon dont les nouvelles technologies affectent notre esprit et notre cerveau. Ils donnent la parole à des gens qui croient n'être plus capables de se concentrer, interrogent des scientifiques qui mènent des travaux dans des domaines parallèles, et c'est tout. Imaginez qu'on parle de la situation en Afghanistan de la même manière. On écrirait 4,000 mots qu'on publierait dans un journal important, mais sans jamais mentionner aucun fait pertinent à propos de la guerre. A la place, on fonderait notre thèse sur les opinions recueillies auprès de nos amis ou de ce type qui fait des kebabs en bas de la rue. Il est turc, donc c'est presque pareil, non?

Pourtant, de nombreuses recherches abordent directement ces questions. Et à ce jour, il n'existe aucune preuve suggérant qu'Internet entraîne des troubles mentaux. La seule chose que toutes ces études ont réussi à prouver, c'est que les gens qui utilisent les services de réseaux sociaux ont tendance à mener une vie sociale hors-ligne plus satisfaisante, et que ceux qui passent du temps à jouer sur leur ordinateur sont meilleurs que les non-joueurs lorsqu'il s'agit d'absorber et de réagir à des informations avec précision et sans montrer plus d'impulsivité. En revanche, les résultats de plusieurs années de recherches suggèrent que la surconsommation de télévision semble avoir un effet négatif sur notre santé et notre capacité de concentration. On n'entend presque jamais parler de ces études-là parce que la télé c'est un peu ringard, que nos peurs ont besoin de se fixer sur des technologies bien plus récentes, et que de toute façon, même si on a la preuve que quelque chose est sans danger, ça ne sera jamais aussi vendeur que les gros titres racoleurs des médias

L'écrivain Douglas Adams s'est intéressé à la façon dont nous percevons la technologie: ce qui existait déjà quand nous sommes nés nous semble normal, on se jette sur tout ce qui apparaît avant nos 35 ans, et on se méfie de tout ce qui est inventé après. Je ne dis pas que les nouveaux médias sont complètement inoffensifs, et je crois qu'il devrait y avoir un vrai débat sur la façon dont l'évolution technologique affecte à la fois nos corps et nos esprits. Mais ces effets-là, de toute façon, on ne les prendra jamais au sérieux, parce qu'on a toujours laissé nos peurs biaiser notre jugement. Tous ces débats d'il y a quelques siècles, l'école engourdit-elle le cerveau, les journaux dégradent-ils le tissu social, nous semblent un peu bizarres maintenant, mais nos enfants ressentiront sans doute la même chose à propos des peurs que l'on manifeste aujourd'hui. Et il ne faudra pas bien longtemps avant que le cycle ne recommence.

 

Source : Mardi 23 Février 2010 - Vaughan Bell, psychologue de l'Université d'Antioquia à Medellin en Colombie via le magazine "slate"

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 21:21

 

Le battage médiatique qui accompagne les événements tragiques, comme les guerres, les actes de terrorisme et les catastrophes naturelles, peut profondément affecter les enfants et les adolescents. Certains d’entre eux y sont particulièrement sensibles et peuvent éprouver de l’angoisse simplement en voyant et revoyant les images à la télévision.

 

Parents, éducateurs, intervenants des milieux communautaires et de la santé auprès des jeunes peuvent contribuer à diminuer l’anxiété engendrée par ce type de nouvelles en adoptant les mesures suivantes :

 

  • superviser l’accès aux médias
  • interpréter messages et images
  • atténuer l’impact des médias

 

Superviser

 

Ne présumez pas que les enfants ignorent les événements de l’actualité

Il est presque impossible à notre époque d’échapper à l’actualité. Même les très jeunes enfants voient et entendent plus de choses que nous le croyons. C’est pourquoi il est important de les questionner sur ce qu’ils ont appris et sur ce qu’ils ressentent.

 

Soyez attentifs aux signes d’anxiété chez les enfants

Certains sont plus sensibles et plus prompts à s’inquiéter des événements rapportés par les médias. Plusieurs facteurs influencent la réaction des enfants, dont l’âge, le tempérament, une tendance naturelle à s’inquiéter ou une imagination particulièrement vive. Les jeunes sont également plus vulnérables à certaines nouvelles diffusées par les médias s’ils ont déjà été eux-mêmes victimes d’actes de violence, guerres ou tragédies similaires, s’ils ont de la famille ou des amis vivant dans les régions ou pays concernés, ou encore si des membres de leur famille font partie des forces armées ou d’organisations d’aide.

 

Choisissez attentivement les émissions de radio et de télévision que vous écoutez, particulièrement en présence de jeunes enfants

Épargnez aux jeunes le spectacle d’images particulièrement effrayantes ou dérangeantes. Ne laissez pas la télévision ou la radio constamment ouvertes en bruit de fond. Ne regardez pas de reportages sur des événements tragiques en présence de jeunes enfants et évitez les constantes « reprises » diffusées par les médias à la suite d’une catastrophe. Surveillez également les sources d’information des jeunes sur Internet.

 

 

Interpréter

 

Aidez les enfants à se sentir en sécurité

Quand l’actualité est sombre, les enfants ont besoin qu’on remette en perspective la menace réelle que cela constitue pour eux et leurs familles. Même les conflits qui ont lieu ailleurs dans le monde peuvent nous préoccuper, les jeunes ont besoin d’être rassurés et de savoir qu’ils ne courent pas de danger immédiat. Expliquez-leur comment les gouvernements et des organisations, comme l’ONU et l’UNICEF, s’appliquent à protéger les enfants d’ici et d’ailleurs.

 

Prenez le temps de les écouter et de répondre à leurs questions

Répondez-leur honnêtement. Mais, quand il s’agit de jeunes enfants, ne donnez pas des réponses  longues ou élaborées. Ne vous étonnez pas si des enfants ne reconnaissent pas certaines catastrophes comme « réelles » ou troublantes. Plusieurs d’entre eux se concentrent sur leur quotidien pour éviter les sentiments dérangeants. Ne les culpabilisez pas, s’ils d2493i53674h170054.jpgne veulent pas parler d’événements tragiques. Ils ont le droit d’être simplement des enfants.

 

Dites-leur ce que vous ressentez

Soyez conscients de l’influence de l’actualité sur vos émotions et votre comportement. Faites-en part à vos enfants. Cela aidera les plus vieux à comprendre que ce genre d’événements dramatiques affecte aussi les adultes. Souvenez-vous cependant que les jeunes enfants risquent de s’effrayer davantage s’ils sentent de l’inquiétude et de la tension chez les adultes qui les entourent.

 

 

Atténuer

 

Aidez les enfants plus âgés à analyser la couverture médiatique

Profitez de l’occasion pour leur montrer comment fonctionnent les médias. Regardez les nouvelles avec eux et discutez-en. Expliquez-leur que les médias d’information sont une industrie lucrative et que le désir d’obtenir un maximum d’audience peut influencer les décisions éditoriales sur le contenu des reportages.

 

Diversifier vos sources d’information

Recherchez de l’information provenant de différentes sources, incluant Internet, la radio, les journaux et les magazines. Intéressez-vous autant aux médias alternatifs qu’aux grands médias. Si vos enfants suivent l’actualité sur Internet, vérifiez la crédibilité des sites qu’ils visitent. Comparez la couverture que font les médias canadiens, américains et européens d’un même événement et discutez avec les jeunes des différentes approches que vous rencontrez.

 

Insistez sur l’importance de la tolérance et du respect

Expliquez aux jeunes que la façon dont les médias parlent de certains conflits internationaux suscite parfois dans le public des sentiments d’angoisse et de colère, qui peuvent aller jusqu’à la haine envers certains groupes de personnes. Montrez-leur comment les stéréotypes négatifs peuvent mener à la conception simpliste et dangereuse d’un monde divisé entre « bons et méchants ». Soulignez que la résolution pacifique des conflits est toujours préférable à la vengeance et à la violence.

 

Mettez en valeur les éléments positifs qui peuvent émerger d’événements tragiques

Dites-leur comment une tragédie éveille souvent des sentiments partagés de chagrin, de compassion pour les familles des victimes, et d’admiration pour ceux qui s’y sont conduits en héros. De tels événements peuvent même contribuer à nous rapprocher et nous faire prendre conscience de l’importance de nos proches et du caractère précieux de la vie.

 

Impliquez-vous

Gandhi disait : « Soyez acteur des changements que vous souhaitez voir dans le monde. » Aider les autres, dans votre communauté ou ailleurs, peut contribuer à apaiser vos sentiments de détresse et d’impuissance. Laissez les jeunes choisir leurs propres moyens d’action, comme travailler bénévolement pour une banque de nourriture, donner de l’argent à un organisme d’aide aux réfugiés, ou encore écrire une lettre exprimant leurs inquiétudes au courrier des lecteurs du journal local.

 

Source : Réalisé par le Réseau Éducation-Médias (le Réseau), en collaboration avec le Dr Arlette Lefebvre, pédopsychiatre à l’Hospital for Sick Children de Toronto -2009

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 21:18

Les enfants comme les adultes prennent connaissance de l'actualité grâce aux médias, notamment à la télévision. L'intérêt que suscite chez eux un événement dépend de l'attention que lui accordent les médias et de l'éclairage qu'ils en donnent. Les nouvelles télévisées, entre autres, présentent l'actualité sous un angle particulier et peuvent influencer la perception des spectateurs, à plus forte raison des enfants.

« Pour près de 70 % des Canadiens, la télévision constitue la principale source d'information sur le plan des nouvelles internationales et nationales.

En terme de popularité, les émissions d'information occupent même le second rang après les dramatiques et les téléromans.

L'oeil-témoin de la caméra, braqué sur les humeurs de l'instant, ne peut se substituer au jugement critique s'appuyant sur un certain recul et une vue d'ensemble.

La formule type de nos téléjournaux favorise davantage les manchettes d'une durée moyenne de 32 secondes. Ces manchettes ont grugé progressivement de 33 % à 38,2 % des 30 minutes consacrées d'ordinaire à ce type d'émission

10 minutes de pauses publicitaires envahissent cette précieuse demi-heure d'information, soit l'équivalent de 5 reportages d'environ deux minutes qui pourraient enrichir le menu "minceur" proposé. Les règles de construction du téléjournal épousent d'ailleurs de plus en plus celles du langage publicitaire. Les images prennent souvent le dessus sur le commentaire et le texte. »

Extraits de « Les "nouvelles" : faire écran au réel »
Claude Champagne, VO.

Les nouvelles impressionnent beaucoup les enfants

Parce que les nouvelles parlent de vraies personnes, d'événements réels et qu'il y est souvent question de crimes, de tragédies et de désastres, les enfants peuvent en déduire que le monde est plus terrifiant qu'il ne l'est en réalité.

Si la télévision est allumée, il y a de fortes chances pour que les enfants la regardent ou, du moins, l'écoutent. Les diffuseurs tiennent compte de leur présence lorsqu'ils choisissent les sujets et les images du bulletin de 18 h. Certains prennent la précaution d'aviser les téléspectateurs avant de présenter un reportage particulièrement violent ou horrible. Cela dit, il reste que les informations, à toute heure de la journée, rapportent des faits et montrent des images susceptibles d'inquiéter les enfants.

On peut présenter jusqu'à 25 sujets différents dans un bulletin de 20 minutes

Les manchettes d'un bulletin de 18 h sont souvent alarmantes :

  •  
    • un incendie ;
    • les développements dans un procès pour meurtre ;
    • une guerre, un massacre ;
    • la maladie (cancer, sida) d'une personnalité connue ;
    • la perte de nombreux emplois à cause d'une faillite ou de compressions budgétaires ;
    • un désastre naturel (inondation, ouragan).

Les parents doivent discuter des nouvelles avec leurs enfants, mettre les choses en perspective, situer le contexte

  • Beaucoup d'adultes ont du mal à composer avec la violence et la souffrance que les nouvelles font entrer chez eux, et il leur est parfois difficile de savoir jusqu'à quel point il faut en protéger les enfants. Il n'est pas possible, ni souhaitable d'ailleurs, de cacher aux enfants toute la réalité du monde extérieur, mais nous pouvons les aider à comprendre en parlant avec eux de ce qu'ils voient aux nouvelles. 20081203enfant.jpg

  • Leur expérience de la vie étant plus limitée que celle des adultes, les enfants ne parviennent pas toujours à saisir tout le sens, ou le sens exact, d'une information. Les reportages sont écrits pour un public adulte, à qui il n'est pas nécessaire de préciser que tout le monde ne mourra pas du cancer. Les enfants, eux, ne la savent pas et perçoivent les informations à ce sujet comme très menaçantes.

  • L'âge des enfants conditionne leur perception. Les tout-petits n'ont qu'une vague notion des distances et peuvent avoir de la difficulté à comprendre que les événements dont il est question à la télé, dans leur salon, ne se passent pas dans le voisinage.

docteur T. Berry Brazelton, spécialiste en développement de l'enfant, souligne qu' « il est essentiel de faire comprendre aux enfants que les enfants qu'ils voient souffrir à la télévision n'ont rien fait de mal pour mériter cette souffrance, qu'il ne s'agit pas d'une punition ».

La diversité de races, de sexes et d'occupations des téléspectateurs n'est pas reflétée dans les émissions d'information

  • Selon les résultats d'une étude portant sur les bulletins de nouvelles de Radio-Canada, CBC, NBC, CBS, BBC et PBS, de toutes les personnes qui y apparaissent :

    • 9 sur 10 sont des hommes ;
    • 9 sur 10 sont de race blanche ;
    • 9 sur 10 sont des porte-parole ou des experts ;
    • 1 sur 25 est une femme (porte-parole ou expert) ;
    • 1 sur 50 parle en son propre nom ;
    • 1 sur 50 est jeune.


  • Pour ce qui est du contenu des reportages diffusés aux bulletins de nouvelles, la même étude démontre qu'ils portent sur les sujets suivants :

    • 8 sur 10 sur des institutions ;
    • 9 sur 10 sur des conflits ;
    • 5 sur 10 sur la violence ;
    • 1 sur 10 sur les affaires.


    (Étude de Tim Knight, journaliste au réseau anglais de Radio-Canada, citée dans Manuel de journalisme radio-télé.)

  • L'intérêt du public est une considération importante dans le choix des manchettes. Les responsables se posent des questions comme :

    • La nouvelle est-elle locale ou internationale ?
    • Est-il question d'une vedette ou d'un leader mondialement connu ?
    • S'agit-il de quelque chose qui touche de près les téléspectateurs ?
    • Y a-t-il une dimension humaine (tragédie, drôle, bizarre...) ?
    • Dispose-t-on d'images intéressantes pour illustrer le sujet ?


    (Information tirée de Mass Media and Popular Culture).

Les nouvelles sont aussi une question d'affaires

  • Vers la fin des années 1960, à la faveur de l'engouement du public pour les actualités (c'était l'époque de la guerre du Viêt-nam), les diffuseurs ont reconnu l'important potentiel de revenus publicitaires que représentaient les émissions d'information.

  • À la fin des années 1970, les revenus provenant des messages publicitaires diffusés pendant les nouvelles constituaient près de 60 % des profits de beaucoup de stations.

  • Au cours des années 1980, les réseaux américains, pris dans la course aux cotes d'écoute, ont lancé la mode des émissions mi-affaires publiques mi-divertissement comme Hard Copy et A Current Affair.

    Peu de diffuseurs canadiens ont adopté cette manière de présenter une information-spectacle.

    Toutefois, des émissions privilégiant l'enquête ou le débat, comme Enjeux, J.l., Mongrain de sel, et Droit de parole, reflètent l'intérêt du public pour de nouvelles façons de traiter l'actualité.

  • Les diffuseurs accordent beaucoup de temps d'antenne aux sujets spectaculaires tels que l'assassinat du président Kennedy, la guerre du Golfe et le procès d'O.J. Simpson parce qu'ils font monter les cotes d'écoute.

« Une bonne partie des nouvelles, autant que 50 % n'est pas le fruit d'une enquête menée par un journaliste mais provenant plutôt de communiqués émis par des corporations, des gouvernements, des agences de services sociaux, etc. Ces organismes peuvent gérer les nouvelles et la mise en circulation d'informations importantes par le biais de communiqués. »

 

Source : l'Alliance pour l'enfant et la télévision, Chère Télé... ou comment regarder la télévision en famille. : Barry Duncan, Mass Media and Popular Culture -2009

 

 

 

 

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  • : Les enfants sont devenus « des médias consommateurs » qui passent d’un écran à un autre avec une facilité déconcertante (télévision, internet, console, portable…). Une éducation aux médias audiovisuels devient donc une obligation pour permettre de donner aux enfants les armes critiques pour se protéger dans ce monde fantasmagorique du "tout écran".
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