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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 15:49
« La maîtresse m’a demandé d’aller au TBI aujourd’hui ! » C’est déjà ce que peuvent entendre les parents dont les enfants vont en école numérique rurale. Les autres parents feraient bien de se préparer. Après le tableau blanc tout court, voici venir l’ère du tableau blanc interactif ou TBI pour les initiés.
Activboard2-78-01.jpg
Déclinable en plusieurs gammes, il s’agit d’une tablette graphique reliée à un ordinateur. Il se présente sous la forme d’un grand, voire très grand écran sur lequel est projeté ce qui se passe sur l’ordinateur. Il permet notamment de travailler sur les supports audio, vidéo et de mêler ainsi plusieurs disciplines.

Croissance de 40% en 2009

Technologie encore onéreuse, son coût varie de 2500 euros à 5000 euros, selon les options et la taille. Il existe environ une quinzaine de modèles, du souple au motorisé. De quoi satisfaire toutes les demandes, « en plein boom », selon Matthieu Le Souef, responsable commercial de Promethean, fabricant britannique de tableaux blancs interactif, avec « une croissance de 40% en 2009 ». « C’est devenu un élément incontournable de la classe numérique », ajoute-t-il.

« Nous avons déjà une forte demande pour 2010 », explique Richard Garny directeur de LBI systems qui distribue sur l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne, les TBI développés par Promethean. « Nous avons équipé une quarantaine d’établissements de Meurthe-et-Moselle en 2009, uniquement des classes de 6e, ce qui présage d’un déploiement logique pour les classes supérieures. » Il est sans doute difficile en effet de revenir au tableau "normal" lorsqu’on a goûté au TBI…
 

La Croix.com - 25/03/2010 11:47 / Alexia Kappelmann

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 15:38

LONDRES — Un hôpital londonien propose une thérapie spécialement conçue pour le traitement de la dépendance à l'internet des adolescents, un phénomène qui peut "sérieusement" perturber la vie des jeunes, a-t-on appris jeudi auprès de l'institut.

Annonçant une "première" au Royaume-Uni, l'hôpital Capio Nightingale, dans le centre de Londres, dit avoir mis en oeuvre le programme "Young Person?s Technology Addiction" (Dépendance technologique des jeunes) après plusieurs appels désespérés de parents.

"Passer son temps, sans limites, sur internet, devant les écrans d'ordinateur ou des jeux électroniques, peut (constituer) un sérieux handicap dans la vie" des jeunes, explique le docteur Richard Graham, responsable du traitement.

Les soins sont "adaptés à chaque individu et vont d'un traitement intensif en clinique à des sessions en groupe ou individuelles". "Le principe consiste à renforcer les activités sociales qui ne sont pas reliées à internet et à établir des stratégies afin de faire face aux problèmes qui peuvent survenir en ligne, en particulier le cyber-harcèlement", précise l'hôpital spécialisé dans le traitement des problèmes mentaux.

La thérapie consiste notamment à accroître la confiance des adolescents au cours de leurs rencontres "dans la vraie vie", à l'inverse de contacts sur la Toile (en particulier sur le site de socialisation Facebook), et à les aider à "gérer l'énergie et l'excitation qui suit une séance prolongée de jeux électroniques". "L'accent est mis sur les moyens permettant de se déconnecter", ajoute l'hôpital.

"Nous espérons nous attaquer aux causes sous-jacentes de cette dépendance afin que les +Screenagers+ deviennent à nouveau des +Teenagers+", a déclaré le docteur Graham. Le terme "screenagers" désigne les adolescents ("teenagers") passant de longues heures devant les écrans ("screen") d'ordinateur.

Certains parents ont évoqué des enfants devenant "fous de rage" quand on leur demandait d'éteindre l'ordinateur à tel point que cela a parfois rendu nécessaire l'intervention de la police, a par ailleurs déclaré le Dr Graham dans une récente interview au quotidien Evening Standard.

D'autres cliniques offrent au Royaume-Uni des traitements contre la dépendance à internet, mais ne visant pas spécialement les adolescents.

AFP - 18 mars 2010

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 15:22

 

La télévision, Internet ou les jeux vidéo ne cessent d'alimenter les craintes des parents. Face aux dangers réels ou fantasmés, tous adoptent des stratégies différentes pour garantir à leur progéniture la meilleure éducation possible. Numerama tente de faire le point sur la question.

 
 

Education

Ecrans et enfants. Voilà une question qui ne cessera d'alimenter la polémique. Entre crainte de ces supports et reconnaissance de leur apport, les parents hésitent, et ne manquent pas de faire émerger de profondes contradictions. Gulli, l'éditeur français de chaînes jeunesse vient de mener une étude sur la question et publie des chiffres intéressants.

Sur le danger des écrans d'abord. On note que la première des craintes reste Internet, les deux tiers des interrogés y percevant les risques encourus par leurs têtes blondes d'être exposées à des scènes de violence ou de pornographie. Mais, d'un autre côté, si la moitié des parents possèdent un logiciel de contrôle parental, la plupart ne prennent pas la peine de l'activer. On connaît les limites de ce genre de logiciel mais à défaut d'une surveillance assidue du surf d'un enfant, pourquoi ne pas utiliser au minimum cette simple solution ? D'autant plus qu'il en existe des gratuites. Vous en trouverez sur notre chaîne de téléchargement.

Sur l'idée de l'enfant absorbé par ses jeux vidéo. L'absence d'échange avec les familles et amis pour les consoles de jeu est la deuxième crainte exprimée par les parents. Mais contrairement aux idées reçues, jouer n'exclue pas forcément l'échange. Cela n'amène pas à cet état "d'asociabilisation" dont le mythe est souvent entretenu sans justification particulière.

Il convient d'abord de relativiser le temps consacré aux jeux vidéo. D'après l'étude, 45 % seulement des enfants passent plus de la moitié de leur temps de loisirs devant un écran. On aurait pu s'attendre à une plus grande proportion, d'autant que ce chiffre regroupe autant le temps passé devant la télévision que devant une console ou un ordinateur. De plus, presque tous les parents (99 %) utilisent au moins un moyen de contrôle pour imposer à leurs enfants une limitation d'utilisation, la plupart la faisant passer par des restrictions de temps. Si les enfants passent trop de temps à leur goût devant les écrans, ne doit-on pas y voir l'occasion d'affirmer leur autorité, plutôt que de considérer ces écrans comme des ennemis à abattre ?

Ensuite, une grande partie des parents estiment qu'Internet, la télévision ou les jeux vidéos sont propices aux échanges. C'est un fait que de nombreux sociologues se sont attachés à montrer. Les écrans ne sont pas des canons bombardant le spectateur, le surfeur ou le joueur d'informations laissant ce dernier dans un état presque végétatif. Ils donnent lieu à une réception active, une réinterprétation qui peut prendre la forme d'échanges autour des contenus. Quand les parents se plaignent d'un manque de communication, peut être devraient-ils commencer par se demander si ce ne sont pas eux, qui justement ferment toute possibilité de communication en refusant plus ou moins consciemment de s'intéresser à une technologie qui les dépasse. Notons d'autre part qu'une console comme la Wii favorise la participation, et que de nombreux titres offrent un mode multi-joueur grâce à Internet. Et qui dit Internet, dit échange.

Enfin sur l'éducation. Les parents regrettent la pauvreté des contenus éducatifs sur Internet (67 %) ou la télévision (44 %). La console, elle, est d'office disqualifiée car considérée comme un outil de jeu avant tout. Souligner la pauvreté de contenus éducatifs d'Internet reste assez étrange quand on considère l'immense réservoir d'informations qu'il se révèle être. Simplement, tout comme la télévision, il est victime de cette image, qui fait passer les contenus racoleurs au premier plan. Mais dans les deux cas, tous types de contenus peuvent s'y trouver. Il suffit simplement de savoir où aller.

En fait, c'est surtout la vision de l'éducation qu'entretiennent la plupart des parents – mais peut être aussi un peu l'école – qui place ces deux canaux dans le collimateur. Celle qui veut que l'enfant s'enferme dans sa chambre pour "faire ses devoirs" et n'en resortir qu'une fois la tâche accomplie. Bien sûr, ce travail reste nécessaire, mais les pédiatres vous le diront ; la meilleure éducation d'un enfant est celle qui passe par l'échange avec un adulte. Quelques minutes consacrées par un parent à son enfant devant un contenu, aussi trivial soit-il, valent bien plus pour sa construction personnelle que de laisser ce dernier seul devant un autre contenu qu'on aura jugé "éducatif". L'étude montre qu'Internet et la télévision donnent le sentiment aux parents de mieux appréhender l'univers de leur enfant et donc, par réciprocité, aux enfants de mieux comprendre la vision du monde expliquée par leurs parents. Or, n'est-ce pas ici l'essentiel ?

Les écrans comportent, il est vrai, leur lot de danger. Mais les considérer uniquement dans ses travers est à éviter. Leur non-maîtrise est perçue aujourd'hui comme une forme d'illettrisme. L'impératif, c'est donc de composer avec, en échangeant notamment avec l'enfant plutôt que d'opter pour le bannissement systématique.

Source : CL. Publié le Lundi 19 Mai 2008 - Numérama

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 15:00

Agnès Pecolo Née à Lyon en 1963, A.Pécolo soutient en 1991 une thèse en sciences de l’ information et de la communication sur l’ univers médiatique des enfants.Maître de conférences à l’ Université de Bordeaux 3 et spécialisée sur les problématiques de l’enfance, elle est actuellement directrice des études du DESS « communication et jeunesse » au sein du département de communication sociale de bordeaux et membre du GRREM depuis l’ an 2000.

L’ ENFANT AU ROYAUME DES ECRANS
Si l’enfant est au coeur des images il n’y est pas seul, parler des enfants c’est parler des adultes qui l’encadrent, élaborent des stratégies à son égard tout comme parler des écrans c’est parler des écrits.

ECRAN CONTRE ECRIT
Les médias font l’objet de préjugés défavorables et tenaces, malgré un rappel constant de leurs apports. Craintes et reproches perdurent exacerbés dès lors qu’on les associe à l’enfance, catégorie sociale d’âge certes vulnérable mais pour beaucoup alibi. Cependant, ils ne sont pas égalitaires face aux feux de la critique. Le livre et la presse semblent bien à l’abri, servis par une légitimité culturelle portée à la chose écrite. L’écrit, réflexion et rigueur, rime naturellement avec culture. La bande dessinée rencontre alors quelques soucis en terme de reconnaissance, du fait d’une image dominante, mais ce n’est que peccadilles face à tous ceux qui produisent de l’ «image qui bouge». Ecran et tout bascule dans le réflexe, la passivité, rime avec fugacité bref avec danger. Si l’on ne peut nier leurs spécificités, on ne peut également que soupçonner une différence de légitimité entre un écrit synonyme de liberté et un écran, associé, à priori, à dépendance et facilité. Le statut de l’image est à interroger dès lors que l’on souhaite comprendre les écrans, car à la base de nombreux rejets, fondés moins sur des constats empiriques que sur des positions idéologiques. Si nous sommes dans une civilisation de l’image du fait de la multiplication des écrans, nous baignons encore dans une culture de l’écrit et l’enfant-écran doit savoir lire, entendez les papiers. Le discrédit porté à l’écran est aussi alimenté par son succès et pas seulement auprès des petits. Un rapport culpabilisant-culpabilisé bien adulte, génère un sentiment de péché dès lors qu’on s’y colle ou qu’on y colle ses enfants. Une gênante
fascination qui concerne notamment les plus réticents à l’écran, incapables d’en accepter sereinement les délices, tout empreints qu’ils sont de leur culture écrite de référence. Aussi, plonger dans le monde de l’écran c’est d’abord réaliser que cet univers est balisé par un positionnement face au champ de l’écrit et desservi par des représentations négatives qui, loin d’être neutres, influencent les représentations et pratiques enfantines, coupables ou valorisées, selon qu’il s’agit de télévision ou de livre. Mais tous les écrans ne se valent pas pour autant.


TOUS LES ECRANS NE SE VALENT PAS
Certains, explicitement habillés de la fonction éducative, graciés par la moderne interactivité et, par-dessus tout, s’ils présentent de l’écrit à l’écran, se voient accorder le statut d’écrans nobles, laissant celui d’écrans néfastes à ceux associés au divertissement gratuit et abrutissant. Une échelle de légitimité peut être élaborée à l’intérieur du champ écranique, valable tant dans la sphère scolaire que familiale. L’arrivée fracassante des «NTIC» semble avoir provoqué un saut médiologique consistant à reconnaître, après l’écrit, l’écran-ordinateur en laissant en route l’écran-télévision quant à lui toujours sujet à la réprobation. On ne peut avoir une approche unifiante des écrans d’autant que l’on assiste à une diversification des supports de base, des fonctions attribuées, des capacités techniques, des usages sollicités qui a complexifié un paysage jusqu’alors symbolisé par le petit et le grand écran. Ordinateur, téléphone, game-boy sont venus à la rescousse tandis que la télévision ne propose plus, une émission jeunesse diffusée par une chaîne généraliste mais aussi des chaînes ciblées enfant, des programmes ciblés petit enfant dans la cible enfance. Elle est payante, hertzienne ou cryptée, susceptible de se transformer en console ou magnétoscope et l’ordinateur n’est pas en reste déclinant, traitement de texte, CD-ROOM ou Internet, lui-même permettant de surfer de sites en sites ou d’échanger des E-Mails, de discuter dans des forums ou de jouer en réseau. Cet éclatement de l’écran implique que des familles d’écrans se forment et se défont selon le critère d’étude retenu. Entre les écrans stockés et les écrans flux, les achetés et les abonnés, les occasionnels et les quotidiens, les « tapisseries » toujours allumés et les « centrés » objets de concentration, émergent à chaque fois des problématiques divergentes, notamment des approches du public différentes quand bien même l’enfant potentiellement ciblé, est le même pour tous Les implications sociales varient, car certains tissent plutôt du lien social familial du fait d’une pratique collective, pendant que d’autres alimentent un lien intragénérationnel. L’univers écranique des enfants est traversé par une logique de fragmentation et dans le même temps marqué par la permanence des médias de masse. Il appelle une étude de l’articulation entre deux générations d’écrans et de la confrontation entre la possibilité, en théorie, d’un mode individuel de consommation et la réalité des applications familiales. En effet, au fantasme d’utilisateurs, avides d’informations et de culture, n’attendant que les branchements pour construire activement leurs programmes, on peut raisonnablement rappeler que l’hyper choix et la disponibilité des savoirs, ne résolvent en rien, les questions du désir de savoir et de la capacité à choisir qui sont, elles, affaires d’éducation. Si une possible autonomie de la demande émerge face à une offre jusqu’alors dominante, il reste à savoir ce que le tissu social peut et compte en faire.

L’ECRAN PEDAGOGIQUEecrans-et-communication.jpg
Distinguons ce qui relève du discours technico-publicitaire pressant, soucieux de vendre « la société de communication », constituée d’un conglomérat d’outils, symboles et enjeux de modernité obligatoire, et ce qui relève de réflexions mesurées et distanciées sur les perspectives sociales effectives de ces mêmes outils. Ainsi, l’écran pédagogique est porté par un impératif publicitaire jouant allègrement sur le statut d’enfant écolier et ressource pour la société technologisée de demain. Vendu comme remède aux maux socio-éducatifs, comme indispensable dès le berceau, à des parents que l’on sait inquiets de l’avenir et des performances de leur progéniture, à une école sommée de ne pas rater le train des « NTIC », le dit écran risque fort d’être admis sans conteste, dans une adhésion béate ou résignée. Pourtant, face à cette pression culpabilisante sur les sphères familiales et scolaires qui dans le refus, condamneraient irrémédiablement leurs petits à l’exclusion, on peut opposer une mise en soupçon systématique de l’euphorie exhibée. Réfléchissons aux réels intérêts d’outils, ne détenant en eux-mêmes que des potentialités, que seuls des projets éducatifs épanouiront ou non. La priorité n’est pas dans l’intégration sans condition mais dans l’élaboration du cadre pédagogique et du statut éducatif que l’on confère aux écrans, dans la formation et la motivation des utilisateurs, au-delà des connexions. Il revient aux acteurs sociaux d’évaluer le bien fondé d’un programme, l’usage approprié, de veiller à l’égalité d’accès, d’exprimer les freins culturels. Passer d’une logique d’imposition à une de négociation c’est réhabiliter un espace de liberté face à une offre marchande. C’est refroidir la satisfaction techniciste en éclairant la permanence des structurations socioculturelles. L’avancée fulgurante des techniques lance un défi aux éducateurs qui, face au miracle promis, se doivent de rester maîtres en introduisant tout le recul nécessaire, loin de toute diabolisation ou culte de la modernité, très près en revanche d’une pensée non prisonnière d’impératifs technologiques posés par une stratégie de séduction commerciale. L’alliance technologie et pédagogie génère aussi un gigantesque marché qu’il convient de mesurer tant on sait qu’efficacité économique n’entraîne pas forcément qualité pédagogique.

… ET INTERACTIF
Au mythe de l’écran interactif, sauvant l’enfant de la passivité écranique, et permettant une adaptation à son rythme, à son niveau, opposons la réalité d’une interactivité technique faite de souris et de clavier, qui ne sera jamais qu’un simulacre d’une interaction sociale, faite d’affectif et de conflits, d’écoute et de prise en compte de l’autre. Si, débarrassé des contraintes du collectif, l’enfant peut, à coup de clics, travailler ou jouer avec une machine toujours patiente et dispensant un suivi personnalisé, il reste qu’une réelle progression dépend, non d’une réaction mécanique, mais d’une explication dont seule la machine humaine est capable. Multisensoriels ou pas, les écrans ne sont au service d’un enfant que s’ils sont relayés par un tiers susceptible d’évaluer les compréhensions et incompréhensions, les constructions élaborées, de proposer une instance de distanciation afin de remplacer une simple consommation de l’écran par une exploitation constructive des richesses de l’outil. L’individualité et la flexibilité du multimédia ne comblent en rien l’explicitation des codes et la maîtrise technologique n’est qu’une étape renvoyant à l’adaptation de l’enfant à la machine. La maîtrise intellectuelle est, elle, totalement dépendante d’un adulte qui aide à s’orienter, à faire véritablement sens. Si l’écran propose à l’enfant de se débrouiller sans autre guide que celui préprogrammé, il ne peut longtemps camoufler qu’il appelle la médiation, non programmée, pour réchauffer la machine par une relation sociale qui certes, peut gronder mais aussi consoler, pour gérer la complexité du savoir, pour faire la part des choses et émerger le sens critique. Il est urgent de battre en brèche l’utopie d’un enfant autonome que l’on peut laisser seul sans culpabilité, sous prétexte que l’écran est interactif et pédagogique. On peut avancer au contraire, la primauté de l’accompagnement adulte tant prôné dès lors que l’on parle d’écran violent.

L’ECRAN VIOLENT
Une fois cela admis, il serait confortable de laisser aux éducateurs la seule responsabilité de la gestion des écrans. Les études sur les effets de la violence des images, en appuyant l’importance de l’accompagnement familial, demandent aux parents d’assumer. Soit, mais doivent-ils assumer seuls face à des contenus et politiques médiatiques qui concernent tout le monde ? Si l’on ne peut isoler les écrans (et leur violence) du cadre social complexe qui les génère, on ne peut, au même titre, polariser l’attention sur les effets d’un contenu sans interroger le contenu pour lui-même, non plus comme danger mais comme véhicule d’une culture, d’une morale, de normes. Constater l’indécence, la bêtise, le manichéisme de contenus plus vides de sens que chargés d’agressivité, les préjugés, bref explorer les représentations du monde offertes notamment aux enfants. Glissons d’une obsédante problématique de l’effet à une politique de contenu afin de  éfléchir en terme d’implications culturelles, afin de dévoiler les logiques en amont, responsables des images, sites ou jeux vidéos critiquables. Accompagner la fonction parentale face aux écrans, ne se résume pas à proposer une signalétique violence, c’est ouvrir aux responsabilités de tous les acteurs impliqués dans la conception, production et diffusion des écrans, c’est avancer une volonté politique et culturelle, moins gémissante que constructive, moins excluante que tolérante face à des désirs légitimes, de succomber aussi, au plaisir de la gratuité même bêtifiante… C’est évidemment aborder le processus de marchandisation culturelle car l’écran violent est avant tout un écran marchand, excellent représentant de notre siècle, certes de communication, mais encore et toujours de consommation.

… ET MARCHAND
Si la violence fait vendre (le public n’est pas un saint), l’enfant aussi. Au centre des stratégies des grands groupes de communication, le fameux enfant-roi est une cible privilégiée directe (perspective ludique) ou indirecte (perspective éducative). Les écrans, esclaves de leurs audiences segmentées ou non, du nombre de connexions ou des chiffres de vente, dépendants de la manne publicitaire et de leurs actionnaires, en concurrence aiguë et obnubilés par des résultats à court terme, s’adressent aux enfants en séducteurs. Une perpétuelle séduction loin de toute idée de mission culturelle, près des attentes du public, inlassablement sondées afin de toujours mieux adapter. Donner au public ce qu’il aime c’est aller vers la facilité et la complaisance et non du côté de l’originalité et de l’audace, c’est nous conforter dans notre propre paresse, avaliser les certitudes et les clichés et non cultiver les goûts. L’enfant est dragué et non guidé, perçu comme un capital économique, source de profits et la vulgarité est moins dans l’image, que dans cette instrumentalisation d’un enfant dont on oublie vite qu’il est aussi un capital culturel. On les connecte, on les abonne, on leur achète, mais quel monde intérieur leur propose-t-on ? C’est au nom d’une culture, pas seulement marchande, d’un enfant à construire plus qu’à flatter, que le champ politique se doit de compenser par une offre publique imaginative,
une logique commerciale qui ira toujours là où il y a marché, édifiant ou pas peu importe, pourvu qu’il y ait succès. Une véritable politique culturelle c’est réhabiliter le long terme pour offrir au public ce qu’il pourrait aimer et non forcément ce qu’il désire. C’est une ligne éditoriale décidée non par une demande reine, mais par des concepteursprogrammateurs ayant une haute idée de leur métier et de leur public, élaborée avec l’aide de spécialistes de l’enfance et non du marketing, réconciliant audimat et qualité, ambitieuse plus que démagogique. Ne pas abandonner les écrans aux seuls marchands, c’est estimer notre droit de regard, notre devoir de critique et notre pouvoir de boycott. C’est parier sur un public qui, sans démissionner, du haut de ses précieuses attentes, sait faire pression pour que les choses évoluent. La leçon à tirer des débats virulents concernant la violence ou la publicité dans les programmes pour enfants, est bien l’apparition de ces deux thèmes, présentés comme absents, dans les arguments de vente lors du lancement d’une nouvelle offre. Une critique finit toujours par porter ses fruits et elle est cruciale aujourd’hui, lorsque l’on réalise que l’enfant en réseau sera identifié non plus comme public indifférencié permettant encore une distanciation et une recherche de consensualité, mais comme un individu à qui l’on adresse un message personnellement adapté donc hautement manipulateur ; que le marketing envahit la toile des petits avec ses offres privilégiées et autres subtilités commerciales.

L’ECRAN REGULE
S’il est de bon ton dans une société libérale de défendre une autorégulation, celle-ci nous semble bien utopique car reposant sur beaucoup de partenaires idéalisés comme soucieux de culture et de déontologie. Il est plus judicieux de repenser le statut du droit et de la politique, leur rôle de régulation et d’incitation dans une société plus préoccupée par des perspectives commerciales et techniques que culturelles et sociales.Les acteurs privés et publics doivent construire ensembles de nouveaux types de régulation et de nouvelles formes de déontologie.Si nous sommes libres en principe de regarder et penser n’importe quoi, nous sommes également en devoir d’assumer notre liberté de choix. Ce n’est pas parce que l’on peut tout dire, qu’il faut tout dire et le débat primordial est de se demander, dans un monde moderne et face à l’abondance, la technicité et l’inter-culturalité médiatique, au nom de quoi juger et réprimer. L’enjeu de la protection de l’enfance et de l’adolescence, en amenant la question du contrôle au devant de la scène, exacerbe les tensions, entre les partisans d’un pilotage automatique des écrans par le marché et ceux d’une régulation publique, attentive à la question éthique mais aussi culturelle dans un contexte de mondialisation, et pointant les dérives d’un net livré à lui-même et au plus argenté.
Pour l’heure, il semble que l’on opte pour l’auto responsabilité, donc pour la décentralisation du processus du contrôle qui repose alors sur les opérateurs privés et les diffuseurs, les fournisseurs et les éditeurs, sur la médiation parentale. Dès lors, comités de visionnage, filtres, labels et autres avis fleurissent, garantissant non, qu’on ne produit  pas n’importe quoi, mais qu’on répond aux inquiétudes familiales, toujours séduire, que la démocratie est sauve car point de censure brutale mais de la self régulation, monnayable, toujours vendre… Une fois l’honneur et la rentabilité saufs, reste le sujet de l’efficacité. L’irrévocable subjectivité à la base de toute labellisation d’un contenu, les limites posées entre, interdit et autorisé, par des évaluateurs juges et parties, ajoutés à la possibilité qu’un enfant soit, malgré tout, seul et adroit devant l’écran, laissent entier le problème de la protection qui est une affaire privée, dépendant de l’attitude et du discernement parental et non de « prêts à trier ». L’antidote-violence standard n’existe pas car elle supposerait, partout et tout le temps, une norme consensuelle, un contenu quadrillable et une réception programmée. L’enjeu de la problématique de la protection est, au bout du compte, la cellule familiale. La mise à l’abri réelle des enfants de sites tendancieux ou d’images choquantes, relève d’une gestion parentale même si, en amont, le respect de règles éthiques renvoie à la responsabilité des opérateurs privés et à l’intervention d’une régulation publique. La signalétique violence dispense un conseil (bien moins judicieux que celui des parents) mais cette substitution de l’évaluation parentale à celle proposée par le média, suppose que les parents ne sont pas suffisamment armés pour savoir eux-mêmes ce qui est bon ou mauvais pour les enfants… Face aux mesures de protection, c’est en finalité toute la question de l’éducation qui émerge. Loin de nous l’image d’éducateurs démissionnaires et irresponsables. On trouve là des représentations tout aussi caricaturales que celle d’un enfant-buvard face à l’écran. Nous voyons beaucoup plus des acteurs impliqués mais démunis, plus maladroits qu’absents face à ces perturbantes fenêtres ouvertes sur un monde auquel leurs enfants peuvent être confrontés sans médiation. Menons un débat, sans stéréotypes et catastrophismes réducteurs auxquels ils sont
habitués, mais intelligent et compréhensif pour que se rencontrent des angoisses sociales, dignes d’attention, et des informations mesurées, quittant les lieux communs et les caricatures. Pas plus incompétentes que seules responsables, les familles méritent réflexion et sont capables d’analyse si tant est q’une rhétorique et des arguments non simplificateurs et alarmistes leur soient avancés. Tant que l’on se polarise sur les effets des contenus, ceux-ci ont beau jeu de n’être  nterrogés pour eux-mêmes et si la démocratie est mise à mal par la délicate question de la censure, elle l’est aussi par celle de sa culture. Un système de police qui se contente d’étiqueter des produits sans en interroger leur légitimité, s’attache à l’emballage (classer des contenus existants) et non au produit lui-même (la culture véhiculée),conditionne un produit insipide ou violent mais ne se demande pas pourquoi il l’est et comment faire pour le rendre moins indigent. Cette tâche est évidemment plus ardue car elle appelle une remise en cause profonde d’un système de production, de diffusion et de consommation dans son ensemble, c’est penser les images non seulement comme résultats d’une économie mais aussi d’une culture.

L’EDUCATION AUX ECRANS
Introduire du doute soupçonneux, une culture de résistance, chez des citoyens petits et grands, face à des écrans imposant leurs règles, voilà le seul pari qui tienne et qui revient à une mobilisation ambitieuse en matière d’éducation aux écrans. Prendre en main ses écrans ne concerne pas seulement les enfants, l’adulte, que l’on veut guide, que l’on sait modèle, doit être intégré à une formation à l’expertise écranique. Cette dernière, commence par une verbalisation des craintes et des culpabilités pour assumer sereinement à savoir humainement. Pour pouvoir donner aux enfants les clés et les codes de l’image, une conscience critique des stratégies et des enjeux, il faut préalablement ré instaurer une communication entre petits et grands autour des écrans. Une résistance adulte face à une culture enfantine jugée à priori inintéressante, fondée sur l’ignorance, la nostalgie et la condescendance risque de générer, après une auto exclusion adulte d’une culture télévisuelle puis Nintendo en culottes courtes, celle d’une culture Web. Le libre arbitre de l’enfant ne pourra s’épanouir sur la base d’une excommunication mais d’une compréhension, notamment de leurs attirances, d’une connaissance de leurs héros et jeux vidéo. La reconnaissance réciproque adulte-enfant, indispensable pour une appropriation mutuelle de l’écran, repose en premier lieu sur une légitimation de la culture des petits, loin d’être globalement médiocre. Ainsi, il me semble primordial de mener une politique de sensibilisation auprès des médiateurs de l’ enfance.Nous ne développons pas la problématique de l’ éducation aux médias dans le cadre scolaire mais celle ci est pour moi, également, essentielle. L’ école est en effet le lieu où se jouent les effets de mode, où circulent les produits dérivés, où se discutent les contenus, les héros, les programmes.Elle est en ce sens le lieu idéal pour aborder une reflexion avec les enfants. Une deuxième perspective, importante à mes yeux, consiste à explorer sérieusement les stratégies de contrôle parentales.

STRATÉGIES DE CONTROLE
Elles sont le résultat d’une imbrication de multiples et diverses représentations individuelles et collectives, plus ou moins conscientisées et orientant une pratique de contrôle toujours différente d’une cellule familiale à l’autre. La régulation quotidienne des médias mobilise tout à la fois, les conceptions parentales de l’éducation, leurs perceptions de la violence, leurs opinions sur les réglementations et la protection, les statuts qu’ils confèrent à l’enfant et aux médias. Ce sont plus loin, des fondements culturels, des principes et des valeurs propres à chaque famille, qui cadrent la gestion de l’enfant dans son rapport aux médias. L’intervention sera nécessairement différente selon qu’on souhaite éduquer le regard de l’enfant ou gérer les choses offertes à son regard, selon qu’on se représente le média comme agent éducatif ou comme support de divertissement facile. Le livre, représentant de l’écrit si légitimé, de la culture « cultivée » ou l’ordinateur symbole de modernité, des nouvelles technologies–enjeux pour l’avenir, ne seront pas contrôlés de la même manière qu’une télévision, de masse, populaire et digne représentante de l’image qui fait peur. Dans ce que l’on dissimule, notamment à l’enfant, on trouve le plus souvent tout ce que l’on se dissimule en lien avec nos peurs et impuissances. Par-là, autant d’êtres humains que de motifs de censure, excellents révélateurs de nos propres limites. Pour exemple, les visages de la violence sont multiples, sa perception sociale et individuelle varie et le jugement qu’on lui porte ne repose finalement que sur sa propre tolérance et stratégie. Si l’on ajoute que les violences les plus visibles ne sont pas forcément les plus nuisibles, que la violence repérée par un adulte est souvent là où elle l’est le moins aux yeux des enfants, on imaginera sans mal les problèmes d’appréciation auxquels est confronté tout évaluateur. La frontière entre un érotisme acceptable et une pornographie condamnable ne se décrète pas, aucune règle explicite ne détermine la limite entre l’autorisé et l’interdit, l’intervention ne peut être qu’empirique et personnelle. Pourtant, le contrôle est une réalité quotidienne, acte public tout autant que pratique privée, fonction de régulation sociale, de protection d’un individu, d’un groupe ou d’une culture, il est intéressant de s’interroger sur ses modalités comme de superbes indicateurs des principes et normes d’une société. Ce sont ces stratégies, complexes et toujours plurielles que nous souhaitons mettre en avant en rappellant que les parents sont moins en attente d’ un substitut à leur fonction de contrôle et donc d ‘éducation, que de contenus valorisants à mettre sous l’ oeil de leurs enfants.Il s’ agit de donner la parole aux familles et au quotidien, parole intérressante tant il est clair que la protection appropriée d’ un enfant dépend de la sphère privée.

POUR CONCLURE
Parler d’enfants et d’écrans c’est parler d’adultes tant il est vrai que la tyrannie ne viendra pas des écrans mais des médiateurs de la sphère privée comme publique, qui auront quitté le navire médiatique. L’enfant n’est pas plus victime d’un écran dévoreur et aliénant, ou prescripteur-despote face à des parents sans résistance, qu’armé d’une force critique qui va de soi, le mettant à l’abri de toute répercussion néfaste. Il est ce que l’adulte lui permet d’être par son intervention régulatrice et formatrice, par son système de valeurs toujours prégnant. Réhabiliter la fonction éducative c’est, après l’idéologie des droits de l’enfant, poser la limite de ses devoirs mais n’oublions pas les nôtres à commencer par celui de dire non. Face aux prophéties écraniques, il convient de rappeler qu’une technique ne va pas dans le sens d’une transgression sociale mais d’une reproduction. Pas plus barbare que salut, l’écran se contente de rendre flagrant un monde qui s’élabore ailleurs, dans la société humaine qui doit domestiquer l’outil afin qu’il soit au service de l’enfant et d’une démocratie pas uniquement commerciale et électronique.
Humaniser les écrans c’est ne pas avoir une confiance aveugle en la performativité technique pas plus qu’en la perspicacité sociale, c’est se méfier des solutions techniques avancées pour résoudre des problèmes humains. La multiplication des canaux (progrès technologique) ne règle en rien la question de la culture et de l’éducation (progrès social). Enfant, Pokémon et Tintin, MacDo et cassoulet, écran, ordinateur et télé, fragmenté et de masse, ils sont métisses et doivent être mis au coeur des politiques culturelles et pas seulement des stratégies industrielles. Penser les écrans revient à greffer une conscience éthique et sociale sur des transformations technico-médiatiques. Le Cyberspace versus enfant, ne porte pas un progrès éducatif et culturel assuré, encore faut-il en interroger les contenus et objectifs, les conséquences sociales. Et là, il est question de volonté et vigilance collective et pas seulement de responsabilités familiales.

Agnès Pecolo (maître de conférence, Bordeaux III) : stratégies plurimédias et usages des médias - Article réalisé pour le Credam - 2006 

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:57
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:56

Les adolescents qui regardent la télévision plus d’une heure par jour sont davantage exposés aux accès de violence ! A l’Université Columbia aux Etats-Unis, le Dr Jeffrey Johnson et son équipe ont suivi 700 adolescents et jeunes adultes pendant plusieurs années. Et d’après eux, la télévision peut réellement être à l’origine de comportements viviolence.jpgolents.

 
Le risque semble maximal lorsque les ados se postent plus d’une heure chaque jour devant le petit écran. « Une heure, c’est en effet la durée à partir de laquelle nous avons constaté l’existence de dangers réels, en particulier chez les jeunes garçons » souligne l’auteur. Chez les filles, le seuil de déclenchement paraît plutôt se situer aux alentours de deux heures quotidiennes
 
Et ce n’est pas tout. Johnson et ses collègues ont ainsi constaté que la nature des comportements violents variait selon le sexe. Les garçons seraient ainsi plus enclins à se battre. En revanche, la violence des jeunes filles se manifesterait davantage par des vols ou des menaces.
 

 

Source : Science, 28 mars 2002
Destination santé.com

[mis à jour le 26 septembre 2002 à 11h25]
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:55

La télévision est le moyen ayant le plus d'influence dans la vie des enfants. D’après une statistique canadienne (2001), un enfant regarde la télévision en moyenne 2 heures par jour, chose qui alarme les professionnels de l’enfance. Surtout avec l’absence des parents quasi permanente où l’enfant se trouve livré à lui-même.

Le nombre d'heures passées devant la télé, l'âge, la personnalité… sont tous des facteurs qui définissent le taux d'influence de l'écran sur nos enfants. Les enfants, notamment les jeunes filles, sont plus susceptibles de devenir victime de violence à la télé. Ceci peut les rendre plus effarés face au monde extérieur. En même temps, l'enfant risque de manifester des comportements agressifs suite à une séance de dessins animés ou film contenant des scènes de violence.

D'autre part, la télévision assoiffe la concentration de l'enfant, et limite son imagination, en exerçant un pouvoir menaçant sufaut_il_interdire_les_ecrans_aux_enfants_article.jpgr son attention, contrairement à ce que les parents pensent. Pour éviter ce problème, il vaut mieux le laisser voir la télé après l'école que le matin. La télévision qui reste une activité passive dans sa globalité, peut défavoriser l'apprentissage scolaire de l'enfant qui trouve que le rythme du dialogue de sa maîtresse en classe est ennuyant et lent par rapport à ce qu'il regarde sur son petit écran.

En plus , de nos jours, les spots qui visent les enfants sont devenus nombreux, la publicité s'adresse directement à l'enfant, considéré comme un client potentiel. Une étude américaine, confirme que les enfants reçoivent en moyenne 20 000 messages publicitaires par an. Dans ce cadre, ils ont interdit en Suède les publicités autour des programmes dédiés aux enfants. En plus, tout message publicitaire doit s'adresser à la famille dans son ensemble,  parents compris pour ne pas casser les hiérarchies familiales.
 

Vivre Femme.com /M.P/Lundi 24 Septembre 2007
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:53

a103aad4-cde8-11dd-a846-6036b58484cc.jpgIl faut tirer le signal d’alerte, beaucoup de jeunes sont victimes du jeu vidéo, du jeu virtuel, des blogs, de msn , de portable (SMS, vidéo) et de facebook. Ce qui nous fait peur ce ne sont pas seulement les drogues, les boissons alcoolisées, les cigarettes mais toute une lueur d’attraction qui peut rendre votre ados accro’.

Madame le Figaro nous donne un bon aspect de cette nouvelle corde d’attache des jeunes actuellement. Selon leur enquête.

- En fin de 3e, 45% des filles et 55% des garçons passent plus de 3 heures devant un écran (télé, ordinateur, console de jeux).
- En 3e, 46% des filles et 49 % des garçons disposent d’une connexion à Internet dans leur chambre.
- En 6e, 25% des filles et 38 % des garçons se couchent après 22 heures, en 3e, 82 %, filles et garçons confondus, se couchent régulièrement après 22 heures.

C’est le nouveau moyen d’affirmer leur indépendance, c’est une pathologie, une nouvelle manière d’exister aux yeux du monde. Ebay, facebook, pain au chocolat, bonbons, jeux vidéos -tout cela n’est pas sans risque . Comme l'hstoire de ces gosses qui ont passés plus de 15h  sans s’alimenter ni s’hydrater, un garçon de 15 ans s’effondre, il s’en sortira!

Le jeu vidéo est qualifié du jeu « le plus addictif au monde ». Pour cela il faut faire attention dès l’enfance , pas de télévision dans la chambre, pas d’ordinateur et d’accès à Internet excèssivement. « Les adolescents accros sont souvent d’anciens enfants gâtés qui ont, semble-t-il, été souvent cocoonés, choyés, explique Daniel Marcelli, et qui, arrivés à l’adolescence, ne parviennent pas à trouver une limite intérieure. »

A nous parents donc d’être vigilents, le message s’adresse à nous. Les parents doivent apprendre et résister à ne pas se connecter sur facebook à la longuer de la journée,  à limiter le temps passer devant la télévision, l’ordinateur, les jeux tel que le wii, les nintendo, les pokers en ligne. Chaque chose en son temps. Si possible faites cela quand les enfants ne sont pas là et si vraiment vous y êtes obligés que ce soit juste pour vérifier vos courriers, ou faire une recherche sur un thème précis. Car nous le savons tous très bien, les enfants ne font que nous copier.

Kilonga.com
Publié par : T.T. le : février 12, 2009
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:46

Face à l'utilisation massive de ces technologies, la dépendance devient-elle un risque majeur? De nombreux parents s'en inquiètent, les experts relativisent.les-enfants-et-la-tele-2758389cglhy_1370.jpg

25 millions de Français jouent aux jeux vidéos, 3 foyers sur 4 ont accès à Internet, et 80% des 15-24 ans ont un profil sur un réseau social. Faut-il s'inquiéter d'une éventuelle addiction? Un colloque organisé par l'Union départementale des associations familiales a fait le point cette semaine.

Entre 13 et 19 ans, un adolescent passe en moyenne plus de 30 heures devant un écran, quelle qu'en soit la taille. Tous ces outils créent une dépendance selon les spécialistes, qui utilisent même depuis quelques années le terme de "cyberdépendance",  "addiction" étant devenu trop réducteur.

Une réalité qui fait peur aux parents, moins aux experts, qui tendent à relativiser. Ces derniers mettent en avant les différentes facettes de ces outils de communication. Celles qui permettent d'échanger, d'apprendre, de créer, mais aussi de prendre du plaisir.

"Il appartient aux parents d'accompagner leurs enfants dans la découverte et l'utilisation de ces nouveaux outils, explique le psychiatre Marc Valleur, auteur de le "jeu pathologique" et praticien au centre de soins et d'accompagnement des pratiques addictives de Marmottan (Paris). De ne pas les laisser seuls face à cette technologie, qui nous fait craindre le pire et espérer le meilleur".

 

 

Mais la dépendance liée aux jeux en ligne semble un peu plus préoccupante que les autres. Selon Edith Rossé, docteur en psychologie sociale et psychologue à la clinique Marmottan de Paris, la dépendance s'explique par quatre facteurs principaux. "Pour commencer, le joueur est souvent seul et peut jouer n'importe quand. Il possède un avatar, un personnage virtuel qui le représente aux yeux des autres joueurs. Il faut faire évoluer ce personnage, s'investir. Ensuite, l'univers particulier du jeu et les extensions proposées par les créateurs donnent au joueur la sensation de n'avoir jamais terminé."World of Warcradft, par exemple existe depuis 2005, et les joueurs du début sont sans cesse amenés à évoluer, découvrir de nouvelles astuces...

Sur son site internet, l'hôpital Marmottan répond aux premières questions des parents préoccupés par la consommation de jeux vidéo de leurs enfants. C'est ici.


Ne pas diaboliser

Autres facteurs de dépendance au jeu, l'appartenance à un groupe.  Souvent, le joueur doit se coordonner avec d'autres pour progresser. "Dans le monde virtuel, on appelle cela des "guildes". Cette appartenance oblige le joueur à ne pas manquer l'appel lancé par les autres sous peine de se voir exclure, à terme."

Depuis la création du service d'addictologie, la clinique Marmottan voit défiler 300 joueurs par an. Ils y sont classés en deux types: ceux qui vivent une crise d'adolescence virtuelle, et ceux qui associent troubles psychiques et sociaux. Pour ces derniers, la pathologie s'avère plus profonde. "Ce sont souvent des garçons, introvertis, pour qui le jeu devient un critère de valorisation de l'estime de soi. Parfois également un refuge, un exutoire."


Promouvoir l'outil informatique

Mais pour les experts, il ne faut pas diaboliser l'outil informatique. "Il faudrait plutôt les promouvoir". Les enfants et adolescents prennent l'habitude de se concentrer sur plusieurs écrans à la fois. Un ado va souvent écouter de la musique pendant qu'il envoie un texto et jette un oeil furtif à la télévision. "On appelle cela de l'hyper-attention ou une attention multi-tâches, et cela n'a pas forcément que des inconvénients", souligne Marc Valleur. Qui espère même une utilisation plus conséquente d'Internet à l'école.

Alors la dépendance existe, oui. Comme le prouvent les consultations en addictologie à la clinique Marmottan à Paris. Mais beaucoup tempèrent le phénomène et comme le souligne Marc Valleur: "C'est une réalité, il y a plus de dépendances liées à l'alcool et à la drogue qu'aux écrans."


Noria Ait-Kheddache, publié le 17/03/2010 à 18:28 - mis à jour le 19/03/2010 à 18:49

L'express.fr

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:43

Les «produits culturels» les plus vendus en France sont des jeux vidéo, les premiers «ordinateurs» s'adressent aux enfants de 3 ans et des télévisions diffusent des émissions destinées aux bébés de 6 mois… Enquête sur les véritables effets des écrans sur les jeunes.

«Mon fils a tué quarante-cinq personnes aujourd'hui.» Le père qui prononce ces paroles n'est pas effondré. Juste un peu inquiet. Son fils, Adrien, ne fait pas la une des journaux pour un fait divers sanglant. C'est un adolescent sympathique, bien dans sa peau, qui, comme tous ses copains, passe beaucoup de temps sur son ordinateur, à jouer à des jeux guerriers. «Ce que je préfère, raconte Adrien, ce sont les jeux de stratégie, où il faut conquérir des mondes. Mais j'aime aussi tirer dans tous les coins, être plus rapide que l'ennemi.» Mathilde a 9 ans. On la croirait sortie d'un roman de la comtesse de Ségur, à ceci près que, contrairement à la petite Sophie du roman, Mathilde n'a pas de poupée. «C'est pour les bébés», tranche-t-elle avec une moue dédaigneuse. Mathilde a un cheval et de jolis petits animaux aux grands yeux attendrissants. Mais c'est sur sa console Nintendo DS. Mathilde, Adrien et tous les autres vivent entourés d'écrans. Ils y communiquent avec leurs amis, ils y jouent à des jeux plus ou moins violents, s'y inventent une vie rêvée, ou s'y échangent de courtes vidéos. Le reste du temps, ils le passent devant «Secret Story» ou Plus belle la vie.


Régulièrement resurgit le débat sur la violence des jeux vidéo. Aujourd'hui, c'est la notion d'addiction qui concentre l'attention. Simplement parce que le phénomène se prête aux études scientifiques: il est quantifiable. Le mois dernier, dans les allées du Festival du jeu vidéo de Paris, les «gamistes» s'agaçaient: «Ils s'imaginent quoi, réagit Vincent, 19 ans, chemise canadienne et chaussures de montagne. Quand on tue quelqu'un dans un jeu, on fait parfaitement la différence avec le réel.» Sur chaque stand s'affichait la créativité d'un secteur en pleine expansion. Trente milliards de chiffre d'affaire annuel, et des innovations permanentes. Grand Theft Auto IV, le jeu qui a défrayé la chronique par son hyperviolence, présente des plans dignes des meilleurs réalisateurs hollywoodiens. Et Assassin's Creed II, l'une des nouveautés les plus attendues de cette rentrée, promènera les joueurs dans une Venise d'un réalisme époustouflant. De plus en plus beaux, de plus en plus précis, les jeux vidéo seront au XXIe siècle ce que le cinéma fut au XXe. Ils se mêleront aux techniques de montage d'image et aux blogs pour créer un univers où les jeunes s'inventent déjà une identité sous le regard des autres.

La France est le premier pays européen de blogs adolescents. Elle est aussi un des pays où l'on trouve une partie des meilleurs créateurs de jeux vidéo. Et si chaque fait divers réveille la polémique sur leurs effets néfastes, les écrans fascinent autant qu'ils inquiètent. Les parents sont les premiers à acheter un ordinateur à leur petit dernier de 3 ans pour qu'il «ne rate pas la révolution numérique». Mais ils s'émeuvent de voir l'aîné collé à son écran. Thibault, 14 ans, avoue avoir réduit sa consommation. Il s'en réjouit même : «La télé endort un peu, c'est plus ennuyeux. Mais maintenant, j'arrive à m'ennuyer même sur ordinateur.» Il passait huit heures par jour devant son écran, ne dormant plus que quatre ou cinq heures par nuit.

Colin, 22 ans, a dépassé le stade de la dépendance. Même si aujourd'hui il se destine à la conception de jeux, il s'est un peu éloigné «depuis que World of Warcraft a supplanté Dark Age of Camelot». Entendez: deux jeux «MMORPG» ou «massivement multijoueurs», dont le premier a connu un succès foudroyant. La caractéristique des MMORPG: le joueur se crée un personnage et se connecte pour pouvoir s'allier avec les autres ou les combattre. Des batailles s'organisent, qui rassemblent parfois trois cents joueurs. Mais surtout, le joueur qui éteint son ordinateur sait que le monde continue à vivre sans lui : la temporalité du jeu lui échappe. Colin avoue avoir joué parfois de 8 heures du matin à minuit, ou les deux mois d'été. Quant à Thibault, il raconte que certains copains ont dépensé «jusqu'à 1 000 euros par mois pour obtenir des codes donnant accès aux niveaux supérieurs».

Internet aiguiserait le sens critique

De plus en plus de psychologues tentent de dédramatiser, notamment en privilégiant la théorie des usages : les écrans ne sont pas mauvais, c'est ce qu'on en fait qui pose problème. L'argument des défenseurs des écrans est aujourd'hui résumé dans un livre paru aux États-Unis, Ce qui est mauvais est bon pour vous. La thèse : les scénarios des jeux vidéo et séries que regardent les jeunes offrent une complexité croissante, qui développerait les performances cognitives. Mieux, pour le psychologue Michael Stora, tenant de la position «moderniste», «la fréquentation d'Internet apprend aux jeunes que tout est faux. Ils acquièrent un regard critique sur le monde.» Distance et refus des modèles. Pour Christian Gautellier, vice-président du Ciem (Collectif interassociatif enfance et média), voilà bien ce qui pose problème : «Ces jeux et ces séries télé sont porteurs de valeurs qui n'ont parfois rien à voir avec celles des familles ou même celles de notre civilisation. Mais les jeunes s'approprient ces valeurs par imprégnation.» Et par le fait qu'ils sont confrontés à des situations qui ne correspondent pas forcément à leur développement cognitif, ce que Liliane Lurçat (1), chercheuse au CNRS en psychologie de l'enfant, appelle la «fusion des âges à l'ère de la télévision». Un mélange entre la banalisation de la pensée magique et une sortie précoce du monde de l'enfance.

Pire, les techniques évoluent tellement vite, et l'imprégnation a lieu désormais sur des enfants tellement jeunes, qu'il est impossible d'avoir des études fiables. Venues de Grande-Bretagne, les télévisions pour bébés de 6 mois à 3 ans, qui diffusent des programmes 24 heures sur 24, se sont imposées en France malgré l'opposition du ministère de la Culture, grâce à la législation européenne. Pour Christian Gautellier, «ce n'est pas un problème de contenu. C'est pour ça que le débat sur la violence est biaisé. La violence, c'est de mettre des enfants de cet âge devant des écrans.» L'effet de sidération se manifeste dès les premiers mois de la vie, et nul n'en mesure les conséquences. Qui analysera scientifiquement l'absence totale de compréhension que les jeunes peuvent avoir du monde qui les entoure, de ses lois scientifiques et logiques, de son fonctionnement… Bref, de notre environnement naturel et culturel?

«Bienvenue dans le désert du réel»

«Les écrans, explique Liliane Lurçat, ne sollicitent que les sens à distance, l'ouïe et la vue. Pas les sens de proximité. Or, l'odorat, le goût et le toucher sont des sens fondamentaux. Ils sont nécessaires à un développement cognitif harmonieux. C'est par les cinq sens qu'un enfant se raccorde au réel. Hannah Arendt en faisait la condition de ce qu'elle appelait le “sens commun”.» Il suffit pour s'en convaincre d'observer un bébé qui, pour comprendre les objets qui l'entourent, pour se les approprier, les manipule et les goûte. L'enfant installé devant son écran, à quelque âge que ce soit, détruit peu à peu cette conscience profonde de son existence au monde qui naît du lien entre les perceptions sensorielles et l'intelligence. Et les essais pour développer des environnements olfactifs sur ordinateur n'y changeront rien : ils ne seront aux véritables odeurs que ce que la fraise Tagada est à une vraie fraise, un artefact qui tend à modeler notre goût, à nous faire oublier le réel.

Serge Tisseron (2) est l'un des auteurs de la pétition contre les télévisions pour bébés. Il s'alarme de cette course à la précocité qui incite les parents à équiper leurs enfants de plus en plus jeunes et suggère une règle «3-6-9-12». Pas de télévision avant 3 ans, pas de console avant 6 ans, pas d'Internet accompagné avant 9 ans, et pas d'Internet seul avant 12 ans. Une proposition franchement minimaliste, quand d'autres experts demandent instamment que soit retardée au maximum l'exposition des enfants aux écrans. C'est selon eux le seul moyen de préserver leur développement sensoriel et de lutter contre la «désertification sans précédent de l'espace réel et de tout ce qui nous entoure» qu'analysait le philosophe Jean Baudrillard. «Bienvenue dans le désert du réel», déclarait un des personnages de Matrix, film culte des amateurs de mondes virtuels. Pour eux, d'ores et déjà, «la vraie vie est ailleurs» ; ailleurs que dans la civilisation et les références qui ont jusqu'à présent structuré les sociétés humaines.

(1) «La Manipulation des enfants par la télévision et par l'ordinateur», Liliane Lurçat, Éditions François-Xavier de Guibert. (2) «Qui a peur des jeux vidéo?», Serge Tisseron, Albin Michel.

Par Natacha Polony 04/11/2009 | Le Figaro.fr

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