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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:23

Les parents redoutent ce comportement alors qu'une étude montre qujeux-video-xbox-360 484'un excès d'écran favoriserait la dépression une fois adulte. C'est devenu LE sujet de conflit avec mon fils», raconte Christine, encore éberluée d'avoir dû affronter vivement son adolescent pour qu'il lâche après d'interminables heures son jeu en ligne : «Mais je ne peux pas arrêter, j'achète des armes, je vais perdre tout mon argent si je me déconnecte maintenant», hurlait-il excédé, avant qu'elle lui rappelle qu'il était «juste à la maison, et non dans son monde virtuel». Comme elle, des milliers de parents voient ces jeux de rôle absorber leurs enfants, dicter leur comportement, focaliser leur revendication. Près de 71 % des enfants jouent sur un écran et, parmi eux, 20 % s'adonnent à un jeu de rôle en réseau type World of Warcraft (WOW) ou Dofus. Un chiffre qui monte à un tiers pour les garçons. Et les conflits éclatentmaintenant dans les foyers autour de cette «nouvelle addiction», selon un sondage Ipsos réalisé pour eenfance, la semaine dernière.

Près de 41 %des parents trouvent que leurs enfants jouent trop longtemps sur leurs consoles, ordinateurs ou mobiles. Pour un quart des parents, ces jeux sont devenus la principale source d'affrontements, comme autrefois les sorties, ou encore la boisson ou le cannabis. Si beaucoup s'adonnent à la construction d'un personnage en dilettante, entre l'école, les devoirs et les copains, ils sont chaque jour plus nombreux à plonger dans cet univers, jusqu'à se relever la nuit.

 

Ruses sophistiquées

 

Soucieux des résultats scolaires de son fils, Louis, la quarantaine avisée, croyait avoir trouvé la solution, en verrouillant l'ordinateur familial avec un code : «Je me suis aperçu que mon fils craquait régulièrement ce code avec des instructions informatiques qu'ils se passent entre joueurs dans son réseau.» Au risque de l'explication houleuse, car l'effraction laisse des traces. D'autres déploient des ruses sophistiquées pour duper la surveillance familiale et se livrer à leur passion, comme Mathieu, 14 ans, élève brillant mais mutique, sauf lorsqu'il évoque ses épopées dans «sa guilde», ce groupe où il déploie un personnage de druide. Il a d'abord installé une caméra pour filmer sa mère à son insu et retrouver le code de l'ordinateur. Démasqué, il a alors déniché sur le Net un formulaire en anglais, détaillant comment prendre le contrôle duMac dont il est devenu l'administrateur. «Je suis dépassée», reconnaît d'ailleurs cette avocate. Tandis que son fils plaide non coupable : «On apprend plein de chose sur les plantes, on s'équipe, on progresse, on découvre des paysages et des gens. C'est l'activité la plus intéressante à notre âge.» Tout son argent de poche y passe.

Progressivement, ces jeux de rôle en ligne grippent les relations familiales. «Au début, ils amortissent la crise d'adolescence», estime le psychiatre Michaël Stora. «Car au lieu de claquer la porte, les ados s'enferment dans leur chambre et se battent virtuellement.»Mais ces jeux sont chronophages. Pour pouvoir «progresser», il n'existe qu'une solution : passer le plus de temps possible. WOW, qui rassemble déjà 500 000 personnes en France, ne récompense que l'assiduité et non l'apprentissage.

Le bras de fer entre les générations est engagé. Désormais au sentiment d'être dépossédé de sa progéniture, s'ajoute un enjeu de santé. D'autant que la recherche médicale est venue nourrir l'appréhension. Une première étude américaine, publiée par des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université de Pittsburgh, vient d'établir une corrélation entre un excès de télévision et de jeux vidéo à l'adolescence et le développement de symptômes de dépression chez les jeunes adultes. Quelque 7,4 % des sujets de l'étude désormais âgés en moyenne de 21,8 ans avaient développé des symptômes de dépression. Cette causalité reste controversée dans la communauté scientifique. L'Inserm doit prochainement lancer une étude pour mesurer la cyberdépendance et l'éclairer. Mais d'ores et déjà, les parents semblent convaincus de la nocivité de cette vie numérique à outrance.

 
Cécilia Gabizon 18/02/2009 / Le Figaro.fr

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:22

Les Ecrans dévorent-ils vos enfants ? 51YZE0VM88L__SS500_.jpg

 

La télévision, les jeux et l'informatique font partie l'univers quotidien des enfants et façonnent leur sensibilité. Comment réagir en tant que parents face à cette évolution incontournable.
Public : adultes, parents.

 

 

Source : Monique Brachet-Lehur  - Editeur : Fleurus (12 septembre 1999) - Collection : Metier de Paren

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:21

                                                              Un nouveau type de dépe42267_jeux_video_dependance_img.jpgndance apparaît avec les jeux vidéo. C'est ce que démontre une enquête réalisée aux États-Unis. Si la violence des jeux vidéo fait beaucoup parler, le véritable danger se situerait dans l'addiction. Aux États-Unis, une étude à montré qu'un enfant sur dix présente des symptômes de dépendance pathologique, accompagnés de troubles du sommeil ou de situations d'échec personnel ou scolaire. Cette enquête, conduite par l'Institut national des médias et de la famille de l'université de l'Iowa, auprès de 1.178 jeunes âgés de 8 à 18 ans, révèle dans un premier temps que 90 % d'entre eux jouent régulièrement, et que les garçons sont, avec 16,4 heures de jeu par semaine, de plus gros joueurs que les filles (9,2 heures). Un constat qui surprendrait finalement peu, s'il ne soulevait un autre problème sous-jacent : celui des signes de dépendance que présentent 8,5 % des jeunes interrogés, avec une moyenne de 24 heures par semaine passées devant l'écran, soit près de 3 heures et demie par jour.

Le directeur de l'Institut et professeur de psychologie Douglas Gentile explique les raisons qui ont poussé à réaliser pareille enquête : "Cette étude a été faite pour savoir si les jeux vidéo étaient un problème qui méritait une plus grande attention." Car malgré les effets collatéraux constatés, la dépendance aux jeux vidéo n'est pas officiellement reconnue comme une pathologie par les autorités médicales américaines. Pourtant, selon le Pr Gentile, "avec près d'un jeune joueur sur dix montrant des problèmes à cause du jeu, nous pouvons conclure que c'est le cas".

Une dépendance pathologique

Si l'addiction aux jeux vidéo peut être considérée comme une pathologie, c'est finalement parce qu'un accro à la manette présente les mêmes symptômes que dans toutes les autres dépendances. L'Institut n'hésite d'ailleurs pas à établir un rapprochement entre le comportement des jeunes addicts aux jeux vidéo et celui de leurs aînés face aux jeux d'argent : les ados mentent, empruntent de l'argent, travaillent peu ou prou. En France, le psychiatre Marc Valleur, chef de service de l'hôpital de Marmottan à Paris, définit l'addiction à partir du moment où "une personne veut arrêter une conduite sans pouvoir y arriver toute seule". Le Dr William Lowenstein, addictologue et directeur de la clinique Montevideo à Boulogne Billancourt, relève de son côté trois critères : "Quand on veut, mais qu'on ne peut plus s'arrêter ; quand on sait qu'on est en danger, et que malgré tout, on ne peut s'empêcher, et quand l'arrêt produit un mal-être". Quoi qu'il en soit, c'est donc à partir du moment où une perte de contrôle se fait sentir que la dépendance pathologique est avérée. Chez un joueur pathologique, c'est un besoin irrépressible et obsessionnel de jouer qui se fait alors connaître.

Un joueur doit cumuler au moins six symptômes

L'Institut, pour étudier l'addiction aux jeux, a retenu une série de symptômes cliniques, physiologiques d'une part, tels que les maux de tête, les troubles du sommeil ou les problèmes d'hygiène, et psychologiques d'autre part. Pour être considéré comme "dépendant", un joueur doit cumuler au moins six symptômes. Parmi les plus probants, on relève qu'un quart des jeunes interrogés disent jouer pour échapper à leurs problèmes, et presque autant admettent jouer alors qu'ils sont censés travailler. Un cinquième des joueurs reconnaissent également avoir déjà bâclé leur travail scolaire ou leurs examens, après avoir passé plus de temps sur leur console que derrière leurs livres. Certains jeunes interrogés confient même avoir menti à leurs amis ou à leur famille sur le temps qu'ils passent à jouer, tandis que d'autres ont avoué voler pour se procurer des jeux.

Une prise de conscience au sein de la famille

Les solutions existent pourtant, et en cas de dépendance avérée, l'Institut fournit sur son site Internet
une série de conseils aux parents, préconisant une prise de conscience du problème au sein de la cellule familiale. L'enfant doit alors se fixer des objectifs pour réduire le temps passé à jouer, et trouver d'autres options. L'Institut propose un exemple de "contrat" que l'enfant peut passer avec ses parents, et dans lequel il s'engage à jouer moins, sans oublier la notion de récompense. L'Institut note également que les filles devraient y parvenir avec moins de difficultés que les garçons.


Par Laurène Rimondi (source AFP) Publié le 21/04/2009 à 15:52
Le Point.fr

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:19

                                                             La secrétaire d'Etat à la famill651959.jpge propose notamment d'éduquer les familles et réclame que le CSA s'implique dans les vidéos diffusées sur Internet.La secrétaire d'Etat à la famille Nadine Morano va présenter, mercredi 21 octobre, le rapport "Construire une politique structurée d'éducation aux media pour tous". Le site PCinmpact publie la synthèse de ce rapport qui lance 15 propositions pour assurer la protection des jeunes vis-à-vis des contenus choquants. Dans la matinée, la secrétaire d'Etat a estimé sur RMC et BFM-TV que "face à l'ensemble des programmes télé, à l'utilisation des jeux vidéo sur Internet", et au développement des réseaux sociaux, il faut "réfléchir à une éducation aux médias".
Nadine Morano avance ainsi l'idée de créer une fondation d'éducation aux médias destinée aux parents et aux enfants, pour permettre à ces derniers de les utiliser sans danger. Cette fondation pourrait "englober des financements privés et sans doute aussi un apport public" pour "définir des actions et une politique commune en terme d'observatoire et de politique à définir", a-t-elle indiqué.

Une signalétique sur les programmes

A travers cette fondation, "il faut qu'on puisse éduquer les familles", ce qui nécessite "l'implication de toutes les chaînes de télé", et notamment celles qui concernent les enfants, a ajouté Nadine Morano. L'objectif est d'"arriver à des vrais programmes définit en partenariat" c'est-à-dire "que les pouvoirs publics, les chaînes télé, les fournisseurs d'accès à Internet" s'impliquent pour "définir des programmes d'actions à destination des familles pour les aider à gérer tous ces nouveaux media entrées dans nos vie". La secrétaire d'Etat souhaite notamment "une signalétique plus importante dans les media sur la qualité des programmes qui seront diffusés", mais également, sur l'Internet, "des signalétiques concernant les jeux vidéos à utiliser".

 

Le CSA pour encadrer YouTube ?

Le rapport en appelle également aux fournisseurs d'accès à Internet qui pourrait "participer, soit au travers de leur hotline, soit du financement de la ligne Net écoute famille, à l’accompagnement des parents pour l’installation de leur logiciel de contrôle parental et la découverte de ses fonctionnalités".
Selon elle, "aujourd'hui presque 90% des adolescents surfent tous les jours sur Internet, et 60% des 6-11 ans vont quasiment tous les jours sur leurs ordinateurs".
Dernière proposition, "développer les outils techniques de protection de l’enfance sur Internet". Le rapport envisage que le CSA s'implique dans les vidéos diffusées sur les plates-formes comme YouTube ou Dailymotion, afin de trier les images choquantes. Le texte va plus loin, proposant le blocage pur et simple des contenus jugés "pornographiques, violents ou illicites".Nadine Morano propose-t-elle de civiliser le web ?


21.10.2009 11:56
- Nouvel Observateur. MP

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 14:57


Serge Tisseron, pédopsychiatre et auteur du livre Faut-il interdire les écrans aux enfants? nous parle de l'apprentissage aux écrans. Beaucoup de parents s'épuisent à éduquer leurs enfants face à leur consommation accrue des écrans.

Faut-il interdire ou accompagner l'enfant? Quels bienfaits éducatifs peut-il retirer des écrans? Et dans quelles conditions?
Serge Tisseron répond à vos interrogations pour un meilleur échange avec vos enfants.

Cette vidéo est la propriété de
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Site entièrement dédié à l'éducation aux risques pour les enfants et leurs parents. Sur SECURIKIDS Parents, vous pourrez lire les articles de nos journalistes, les enquêtes, les interviews, et visionner les vidéos. Vous pourrez également réagir, poster vos commentaires, discuter avec nos experts, voire témoigner. Les enfants peuvent surfer en toute liberté et en toute sécurité sur SECURIKIDS Enfants. Ils découvriront les précieux conseils de Célestin, héros de la prévention des risques sur France Télévision depuis 1996.

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