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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 15:16

En quelques années, l’offre de sites Internet relatifs à l’éducation au développement durable a fleuri. Avec deux programmes références sur le web, France 5 propose au grand public et aux enseignants des outils ludiques et attractifs, pour se mettre au vert.

 

Des Web TV à destination des enseignants mais aussi des parents et des enfants, c’est, depuis plusieurs années, le credo de France 5 : « Historiquement, la chaîne a pour vocation de développer des actions éducatives. Le web est un excellent vecteur pour que chacun puisse accéder à l’information », commente Jean-Marc Merriaux, directeur des actions éducatives de France 5. Les deux sites, Curiosphère et le Site.tv, proposent plus de 2000 vidéos, des articles et des fiches pratiques. Le dernier né, Curiosphère, se positionne comme un site grand public, pour les curieux et les médiateurs pédagogiques, parents, animateurs… On y retrouve des ateliers, des dossiers thématiques et des cartes interactives. Le Site.tv, quant à lui, est un véritable outil de travail pour les enseignants. « L’objectif est de leur fournir des ressources qui entrent dans le cadre des programmes. Pour autant, France 5 ne souhaite pas proposer uniquement des ressources audiovisuelles conçues pour les enseignants, mais a choisi d’adapter à leurs besoins de

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s informations grand public », ajoute le directeur. Les contenus, validés par le Scéren-CNDP, abordent le développement durable sous différents angles, du climat aux énergies renouvelables, en passant par l’agriculture.

70 000 enseignants abonnés au Site.tv

Les deux sites de France 5 misent sur la vidéo et l’interactivité, près de 30 blogs d’enseignants constituent une plateforme d’échange de connaissances. « Aujourd’hui, 5000 établissements et 70 000 enseignants sont abonnés au Site.tv, se réjouit Jean-Marc Merriaux. Notre offre a bien été identifiée par la communauté éducative.» Le traitement numérique permet également de renforcer l’utilisation de l’audiovisuel en classe et de s’adapter aux nouveaux besoins de l’enseignement. Ces nouveaux médias éducatifs continuent de se développer : France 5 prévoit d’élargir ses cibles à l'international et de participer au projet européen « Edutube plus », le Youtube de l’éducation. Un Abécédaire de la biodiversité est également en cours de réalisation en partenariat avec le Muséum d’Histoire Naturelle et RFI.


Source : Laura Houeix - mardi 25 mai 2010 - Vousnousils.fr "quand la vie éducative se conjugue au pluriel"

 
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 16:45

 Que de Gaulle nous pardonne de le paraphraser pour dire qu'il existe "un pacte séculaire" entre le projet socialiste et l'éducation. La gauche s'est identifiée à la volonté de donner à chaque individu les moyens de maîtriser sa vie. Cela passe bien sûr par une lutte acharnée contre tous les intégrismes, d'où qu'ils viennent, par la réaffirmation permanente de la laïcité comme valeur unificatrice de la République, mais aussi par la croyance en l'éducation comme fondement de la liberté pour chacun de vivre et de penser par soi-même, hors de toute tutelle.


Comment ignorer que l'évolution mercantile et consumériste de la société a profondément altéré ce grand dessein. Quand l'argent et le bling-bling, deviennent les références dominantes, véhiculées par toutes les formes de médias, il apparaît de plus en plus ardu de demander à la jeunesse de s'astreindre au jansénisme du savoir et de l'esprit. A fortiori quand les nouveaux maîtres à penser de la droite conservatrice s'emploient tous les jours à caricaturer la massification scolaire comme une "fabrique de crétins" et à prôner le retour à une bonne vieille école où l'on reste entre soi. On a fait mieux pour redonner le goût de l'effort et de l'apprentissage.Outre qu'elle est à rebours de toutes les grandes réussites dans le monde, cette nostalgie élitiste et sa vision d'une société conflictuelle, constituée d'adversaires en perpétuelle compétition, contribue à importer dans l'école tous les maux qu'elle prétend combattre : la violence, le décrochage scolaire, la contestation du magistère des enseignants. Si l'école est aussi nulle et ses profs trop nombreux, pourquoi se fouler, pourquoi les respecter ? Il arrive parfois que les lettrés conduisent à l'illettrisme. L'éducation mérite meilleurs défenseurs.Le grand défi qui nous est posé n'est pas de ressusciter la nostalgie des blouses grises, mais de faire renaître le "désir d'école", de prouver que l'investissement consenti par la République dans l'éducation et la formation de ses enfants (et l'effort qu'on leur demande en retour) reste plus payant collectivement et individuellement que le miroir aux alouettes du chacun pour soi. "Faire civilisation", cette ambition que veut Martine Aubry pour la gauche, est au coeur même de notre réflexion sur l'école. Qui ne voit que beaucoup des dérèglements de notre société (la violence, les incivilités, l'incivisme) prennent racine dans les défaillances éducatives (qu'elles soient familiales ou scolaires). Nous n'avons pas ici la prétention de vouloir y répondre exhaustivement, mais plus modestement de tracer deux pistes pour ranimer le "désir d'école".


L'acte d'éduquer ne peut pas n'être que l'affaire des enseignants, même s'ils en sont les premiers et les principaux acteurs. Nous ne sommes plus au temps de Jules Ferry où l'instituteur était le seul détenteur et le seul transmetteur du savoir. Les connaissances évoluent plus rapidement que la durée d'une vie, et les sources d'information se sont multipliées et individualisées. Un élève est davantage informé sur ce qui se passe dans le monde par Internet que par ses enseignants. Est-il éduqué pour autant ? Certainement pas. La maîtrise des médias doit faire partie intégrante de ce qu'aucun jeune ne peut ignorer en sortant de l'école.

La multiplicité des sources de connaissance change la mission de l'école, qui doit désormais tout autant mettre de l'ordre dans les savoirs acquis que leur donner du sens et de la compréhension. La rénovation des programmes doit aller dans cette direction. D'un autre côté, l'individualisation des vecteurs par lesquels les élèves reçoivent un flot croissant d'informations (télévision, Internet) oblige à considérer chaque adulte comme un éducateur. Cela rend-il la mission des enseignants moins indispensable ? Bien au contraire.


Devant la brutalité des informations que les élèves reçoivent en permanence, il est nécessaire que la formation des maîtres et l'organisation des écoles intègrent cette nouvelle dimension et qu'ils deviennent le centre d'un véritable réseau éducatif. La nouvelle politique éducative doit reposer sur un projet global autour de l'école mettant en cohérence les initiatives éducatives, culturelles, sportives des collectivités territoriales, l'implication du monde associatif et familial. En cela, il est stupide de dissocier, voire d'opposer, la politique en faveur des familles et la politique éducative, comme il est dramatique de couper les moyens à toutes les associations d'éducation populaire ! Ils forment un tout. Les établissements doivent avoir le pouvoir de contracter des projets éducatifs (liés aux programmes scolaires) avec ces partenaires et d'adapter leur semaine scolaire.


Mais surtout l'école doit reconstruire un sentiment d'appartenance à une même communauté. C'est pour cela que la violence doit y être punie sans faiblesse et qu'on doit prendre tous les moyens pour la prévenir et la combattre. Le respect des règles n'est pas négociable. Encore faut-il ne se tromper ni de diagnostic ni de remèdes ! Sauf à perdre son âme, l'école ne sera jamais une forteresse. Un portillon de sécurité ne transmettra jamais un sentiment d'appartenance. Ce que nous voulons, c'est qu'un jeune puisse dire de son école ou de son collège : "voilà ma maison". Cette envie d'aller à l'école, de s'y sentir comme chez soi, de vouloir la respecter, passe par le soin apporté à l'architecture, l'organisation des rythmes scolaires, des règles de savoir-vivre. Mais elle doit surtout s'enraciner dans le sentiment d'appartenir à une équipe.L'hétérogénéité des élèves sera une chance, si chacun se sent soutenu et reconnu pour aller jusqu'au bout de lui-même. Cela requiert non seulement une forme d'individualisation de la pédagogie, mais aussi la mise en place dans chaque classe d'un tutorat des élèves les plus rapides au profit des plus lents. Cette méthode (qui a de grands succès à l'étranger) transmet non seulement l'esprit d'équipe mais apprend la prise d'initiative et l'entraide. Le sentiment d'appartenance viendra aussi de la généralisation du droit à l'expérimentation pédagogique. Cessons de penser uniformément. Le lycée Louis-le-Grand ne rencontre pas les mêmes problèmes que le collège Elsa-Triolet. Les grandes réussites scolaires viennent d'initiatives originales des équipes éducatives. Laissons-leur la liberté de les conduire, et évaluons-les : étendons celles qui marchent là où les situations sont les mêmes. N'hésitons plus à promouvoir des concours de projets éducatifs entre les établissements, qui fédèrent élèves et enseignants. Bien plus qu'une nouvelle grande réforme, c'est ce changement d'état d'esprit qui permettra à l'éducation nationale de trouver son pouvoir d'attraction.

Ce sera long. Ce sera exigeant. Mais c'est ainsi que nous redonnerons à chaque enfant la maîtrise de sa vie. C'est ainsi qu'ensemble "nous ferons civilisation".

 

Source :  Jean-Marc Ayrault président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale / Yves Durand député PS du Nord / Michel Françaix député de l'Oise et vice-président du groupe PS, chargé de l'éducation.

Jean-Marc Ayrault, Yves Durand et Michel Françaix
Le Monde | 14.05.10 |


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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 10:11

Internet, téléphones portables, consoles de jeux... « Les écrans ont envahi nos vies », constate la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano, qui prône « une éducation aux médias ».


« Aujourd'hui en moyenne chez les Français, il y a 6 écrans : télés, ordinateurs, consoles de jeux... » Forte de ce constat, la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano estime qu'il faut « réfléchir à une éducation aux médias » : « Les médias ont envahi la vie des familles, explique-t-elle : Internet, les téléphones portables, les jeux vidéos, les consoles de jeux, les iPhones... des technologies intéressantes, auxquelles il ne faut pas tourner le dos, mais qu'il faut en revanche apprendre à utiliser. On voit bien qu'aujourd'hui, presque 90% des adolescents surfent tous les jours sur internet, et 60% des 6-11 ans vont quasiment tous les jours sur leurs ordinateurs. Donc, face à cela, face à l'ensemble des programmes télé, face à l'utilisation des jeux vidéos sur Internet, au fait d'aller sur tous les réseaux sociaux, on voit qu'il faut réfléchir à une éducation aux médias, parce que les familles sont très demandeuses. »

« Une fondation pour des familles souvent larguées »

Dans un rapport officiel qui doit lui être remis ce mercredi matin, Nadine Morano sa
dsf8YeS4m5YTg27FVi8qpESUbR2Ss7B7Thumbnail.jpglue notamment l'idée «  très intéressante » selon elle, de créer une fondation d'éducation aux médias destinée aux parents et aux enfants, pour permettre à ces derniers d'utiliser sans da nger les nouveaux médias : « une fondation Education-Familles-Médias, qui permettrait, en englobant une fondation avec des financements privés et sans doute aussi un apport public, de définir des actions et une politique commune en terme d'observatoire et de politique à définir. » Constituée d'experts, de psychologues, de journalistes, la commission à l'origine de ce rapport a en effet « démontré, à travers les auditions qu'elle a faites pendant 6 mois, ces nouveaux comportements, où bien souvent, les familles se retrouvent larguées face au comportement de leurs enfants et de ces nouveaux médias. »

« Chaînes TV et fournisseurs d'accès impliqués »

Pour « 
éduquer les familles sur l'utilisation de ces nouveaux médias », Nadine Morano demande « l'implication de toutes les chaînes TV, notamment celles qui concernent les enfants. Je pense à des programmes télé éducatifs,, et aussi à une signalétique beaucoup plus importante dans les médias sur la qualité des programmes qui seront diffusés, sur Internet avec des signalétiques concernant les jeux vidéo à utiliser. »
Pour « arriver à des vrais programmes à définir en partenariat », il faut selon la secrétaire d'Etat à la Famille, « que les pouvoirs publics, les chaînes télé, les fournisseurs d'accès à internet » s'impliquent dans cette fondation, pour « définir des programmes d'actions à destination des familles pour les aider à gérer tous ces nouveaux médias entrées dans nos vies ».
poursuit-elle
Pour écouter l'intégralité de l'interview de Nadine Morano, cliquez ici :  link


Source : La rédaction-Bourdin & Co | Radio RMC.fr  |  21/10/2009

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 10:01

Tant pour les enseignants que pour les élèves, il y a plusieurs avantages à intégrer l'éducation aux médias dans une classe. D'abord, sur le plan de la motivation, l'enfant et l'adolescent développent et exercent leur jugement critique et éthique sur des sujets qui les fascinent et des médias qui font partie de leur vie de tous les jours. Conformément à l'esprit des nouveaux programmes, l'éducation aux médias s'intègre dans plusieurs disciplines, que ce s oit en français, en science et technologie, en art, en géographie. En fait, les activités ou les projets en éducation aux médias offrent un nouveau contexte pour intégrer les apprentissages disciplinaires. L'interdisciplinarité des projets facilite en plus l'acquisition et l'intégration de nombreuses compétences intellectuelles, méthodologiques, personnelles et relatives à la communication. L'élève est engagé dans un processus actif et constructif, lié à un savoir faire, à un savoir agir à l'égard des médias, qui va tout à fait dans le sens des nouvelles pratiques pédagogiques où l'élève crée et construit son savoir. En ce qui a trait aux attitudes, l'éducation entraîne, en développant l'esprit critique, des comportements plus responsables et guide les jeunes dans la construction d'une estime personnelle plus réaliste, positive, ouverte à la diversité des cultures et des modèles. Entre autres, les jeunes deviennent plus attentifs aux personnages des productions médias et expriment leur désaccord face aux stéréotypes ; il mettent en perspective les faits historiques derrière les fictions, se questionnent sur la crédibilité de l'information, comprennent les intérêts financiers derrière tout contenu, prennent conscience de l'influence de la publicité sur leur propre consommation de produits et prêtent attention à l'actualité et au traitement des nouvelles dans les médias.  


Consultez les documents du Réseau sur ce sujet pour lire le texte complet des avantages de l'éducation aux médias. En quoi l'éducation aux médias est-elle utile et nécessaire dans notre société ? De quelle façon l'école peut-elle contribuer à l'éducation aux médias ? D'autres spécialistes répondent pour nous.


À quoi peut bien servir un livre sans images ni conversations ?Semaine_Media_02.jpg


...dixit Alice au début du célèbre livre de Lewis Carroll : Alice au pays des merveilles. Ce questionnement me séduit toujours parce qu'il me rappelle l'importance du livre comme média d'éducation à la lecture, mais aussi à la découverte de personnages, d'événements, d'émotions où notre imaginaire d'enfant ou d'adulte peut se retrouver. Cependant, on a tendance à oublier que le livre n'est pas que texte ; l'image y est présente à différents titres et contribue au développement de la pensée mais aussi de la parole. Si c'est vrai pou r le livre, c'est aussi le cas pour bien d'autres médias qui nous interpellent tous les jours : les journau x, la télévision, les affiches publicitaires ou les sites Web. L'école ne peut donc pas oublier que ces signes porteurs de sens, le texte et l'image, fixe ou mobile, isolée ou en séquence, peuvent être apprivoisés en complémentarité l'un de l'autre. L'image porte ses preuves en tant que représentation d'objets de la réalité ; le verbe, écrit ou sonore, improvisé ou composé, permet de témoigner, de raconter, de faire des liens, de converser et de compléter l'image...


Alors, pourquoi ne pas apprendre à lire et à écrire des images à l'école, à les confronter à d'autres sources d'information ou d'évocation afin de montrer, de prouver ou de questionner notre réalité ou celle des jeunes dans le présent, le passé ou le futur ? Voilà un des défis de l'éducation aux médias aujourd'hui : trouver sa place à l'école, une place réelle auprès des jeunes, c'est-à-dire intégrée dans leurs apprentissages disciplinaires, sans bousculer ou banaliser les autres outils indispensables au développement de leur pensée, de leur sensibilité et valeurs, de leur identité. Source : Stéphanie Dansereau, Professeure-chercheure, Didac tique des médias, UQAM, Avril 2002.

Jacques Piette Jacques Piette, Ph.D. L'élève du primaire Les médias deviennent un milieu de vie qui sert à l'enfant lorsqu'il commence l'école, à entrer en relation avec ses camarades.


Comme il partage avec eux la même passion pour l'environnement culturel que lui proposent les contenus des médias auxquels il s'expose, ces derniers deviennent un riche sujet d'échanges et de partage avec les autres. Vers 8 ou 9 ans, les médias constituent une occasion de sociabilité importante. Les médias jouent un rôle important et représentent des occasions d'interactions et d'échanges. La fin du primaire laisse entrevoir chez l'enfant le passage à l'adolescence qui va marquer une rupture radicale avec les habitudes de consommation qu'il avait développées et auxquelles il était jusqu'alors très attaché. C'est l'époque où l'enfant commence à se reconnaître et à adopter les différents modèles de personnalité que les médias projettent. C'est l'époque de la recherche du « grand frisson » et des émotions fortes. Les médias permettent de vivre par procuration. Les préférences et les attitudes à l'égard des médias et de leurs contenus deviennent des vecteurs de rapprochement ou d'exclusion.


Source : Citations extraites du texte « L'élève du primaire » de Jacques Piette, professeur au département de lettres et de communications de l'Université de Sherbrooke. Via le site "Réseau Education média" - 2002

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:38

Les parents qui mettent leur bébé devant la télévision compromettent sa réussite scolaire, selon une nouvelle étude montréalaise. Pour chaque heure de trop passée devant la télévision à l'âge de deux ans et demi, les résultats en mathématiques en quatrième année baissent de 6%.

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«C'est la première étude qui fait un lien entre la consommation de télévision en bas âge et la réussite scolaire et en mathématiques au milieu du primaire», explique Linda Pagani, professeure de psychoéducation à l'Université de Montréal. «C'est très impressionnant de voir que les impacts se font sentir aussi loin à l'école primaire. Ça confirme que la télévision est très néfaste pour le développement des enfants.»Les 1314 enfants de l'étude écoutaient en moyenne 8h50 de télévision par semaine à l'âge de deux ans et demi. Chaque heure d'écoute supplémentaire, par rapport à la moyenne, avait des résultats observables huit ans plus tard, en quatrième année : une diminution de 6% de la réussite en mathématiques et de 7% de l'intérêt en classe, une augmentation de 10% du risque de victimisation par les camarades de classe, une augmentation de 9% de la consommation de boissons gazeuses sucrées et de 5% de l'indice de masse corporelle. L'exercice physique diminuait lui aussi.


Mme Pagani trouve «encourageant» que la moyenne québécoise est en-dessous des recommandations de l'Académie américaine de pédiatrie, qui con

 

sidère que les enfants ne devraient jamais écouter la télévision avant l'âge de deux ans et que l'écoute devrait être au maximum de deux heures par jour par la suite. Par contre, 15% des petits québécois de deux ans et demi écoutent davantage que la limite, 14 heures par semaine. Pire, à l'âge de quatre ans et demi, la moitié des petits québécois dépassent la limite et 15% écoutent plus de 23 heures par semaine.

 

«La télévision n'est pas seulement une activité intellectuelle passive, dit Mme Pagani. Elle enlève aussi du temps pour d'autres activités. Par exemple, si l'enfant aide papa ou maman à mettre la table, il apprend à compter le nombre de couverts. C'est la même chose pour l'apprentissage du jeu et de l'interaction avec les amis : les enfants qui écoutent trop de télévision ont plus de risque de victimisation parce qu'ils savent moins bien interagir avec les autres.»


Et les boissons gazeuses? «Ça, c'est à cause de la publicité, dit Mme Pagani. Les enfants y sont très susceptibles.»

 

Source : Via cyberpresse.fr - 3 mai 2010 - Matthieu Perreault

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:34

Selon une étude canadienne, l’exposition excessive des tout-petits à la télévision affecte leur développement

Yeux rivés sur la télévision à deux ans, apathie à dix. Voilà en substance les conclusions d'une recherche menée par des spécialistes de la petite enfance de l’université de Montréal, du CHU Sainte-Justine et de l’université du Michigan.

L’étude, publiée le 3 mai dans Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, alerte sur les difficultés scolaires et les troubles relationnels engendrés par une consommation excessive de télévision entre deux et quatre ans. L’intérêt en classe en serait diminué de 7 %, la réussite en maths de 6 % et le risque de victimisation par les camarades, en raison d’une difficulté à créer des liens sociaux, augmenterait de 10 %.

9 % d'activité physique en moins pour chaque heure de trop

Selon Linda Pagani, qui a dirigé l’étude, « c’est entre la naissance et l’âge de 5 ans qu’interviennent les débuts de réseautage dans le cerveau, très importants pour toutes sortes de processus intellectuels ». Or, souligne-t-elle, regarder un écran de télévision est une « activité intellectuelle passive », qui se substitue « à d’autres, plus enrichissantes et plus propices au développement cognitif, comportemental et moteur », comme le jeu ou l’interaction avec autrui.

Le suivi de 1 314 enfants, dont les parents avaient indiqué le temps passé devant la télévision à 29 mois puis à 53 mois, avant que leurs enseignants évaluent leurs performances scolaires et psychosociales, a permis aussi de confirmer les effets néfastes de la télévision sur la santé physique.

Chaque heure de trop devant le petit écran se traduirait par une diminution de 9 % de l’activité physique, une augmentation de 9 % de la consommation de boissons gazeuses sucrées, et de 10 % du grignotage. Résultat : un indice de masse corporelle de 5 % supérieur à la moyenne à 10 ans.

Limiter le temps passé par les plus jeunes devant la télévision

Alors que les chercheurs s’attendaient à ce que l’impact de l’exposition précoce à la télévision disparaisse « après l’âge de sept ans et demi », l’étude met en évidence la « persistance des résultats négatifs ». Des résultats qui, pour Linda Pagani, devraient encourager les parents à une attitude plus responsable.

Selon elle, malgré les recommandations de l’American Academy of Pediatrics de ne pas exposer les moins de 2 ans à la télévision et de limiter à deux heures par jour sa consommation entre deux et cinq ans, « la majorité des parents ne connaissent ni cette recommandation, ni les effets que la télévision peut avoir sur leurs enfants ». Une ignorance qui pourrait s’avérer lourde de conséquences, alors que l’offre télévisuelle adressée aux plus petits ne cesse de s’étendre.


Source : 04/05/2010 - Camille Le Tallec - La Croix.com

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:29

La télévision est une nouvelle fois pointée du doigt. Selon une étude publiée par l’université de Montréal, elle serait néfaste pour les tout-petits. Outil de découverte, de divertissement et de communication familiale, la télé peut également altérer le comportement de l’enfant.

 

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L’étude, publiée dans le journal « Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine », démontre que trop exposés, les enfants deviennent passifs et rencontrent des difficultés de concentration en classe. « Chez les enfants d'âge préscolaire, nous avons découvert que chaque heure passée devant un écran correspond à une diminution future de l'intérêt en classe et de la réussite en math, augmente le risque de victimisation par les camarades de classe, favorise la sédentarité et la consommation d'aliments mauvais pour la santé et augmente l'indice de masse corporelle. », explique Linda S. Pagani, auteure de l'étude.

 

La télévision est déconseillée aux enfants de moins de trois ans

Si la télé est un formidable outil pour parents débordés ou épuisés, gare toutefois à ce qu’elle ne remplace pas les activités et les jeux nécessaires pour l’éveil et le développement de l’enfant. « La télévision n'est pas seulement une activité intellectuelle passive », explique Mme Pagani. « Elle enlève aussi du temps pour d'autres activités. Par exemple, si l'enfant aide papa ou maman à mettre la table, il apprend à compter le nombre de couverts. C'est la même chose pour l'apprentissage du jeu et de l'interaction avec les amis : les enfants qui écoutent trop de télévision ont plus de risque de victimisation parce qu'ils savent moins bien interagir avec les autres. » La quasi-totalité des professionnels de la santé et de la petite enfance sont unanimes : les bébés de moins de trois ans ne devraient pas être exposés devant la télévision.


Source : Magazine Elle - S.P./ le 04/05/2010

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:25

Canada – La télévision retarderait le développement des enfants qui la regardent trop, selon une étude de l'université de Montréal publiée dans le journal Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine.le-developpement-de-l-enfant-serait-altere-par-le-temps-pas.jpg

Les chercheurs ont étudié pendant près de huit ans 1.314 enfants grâce à la collaboration de leurs parents et professeurs. Les parents avaient pour mission de noter combien de temps leurs enfants, alors âgés de 29 à 53 mois, restaient devant la télévision. A l’âge de 10 ans, les enfants étaient ensuite évalués par leurs professeurs, qui prenaient alors note des performances scolaires et psychosociales ainsi que de la santé des enfants.
 
"Chez les enfants d'âge préscolaire, nous avons découvert que chaque heure passée devant un écran correspond à une diminution future de l'intérêt en classe et de la réussite en maths, augmente le risque de victimisation par les camarades de classe, favorise la sédentarité et la consommation d'aliments mauvais pour la santé et augmente l'indice de masse corporelle" a déclaré Linda Pagani, auteur de l'étude.
 
D’après ces recherches, les enfants ne devraient pas être exposés au petit écran avant l’âge de 2 ans. Après cet âge, le temps de visionnage de la télévision devrait encore se limiter à deux heures quotidiennes.

Source :Info rédaction, publiée le 04 mai 2010 via le sita Maxisciences - AI
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:21

Selon une étude de l'Université de Montréal, la télévision peut faire des ravages pendant des années. Exposés trop longtemps et trop jeunes face au petit écran, les enfants développent des handicaps, comme la baisse de l'intérêt en classe, des résultats médiocres en maths et rejet par les autres enfants.

L'étude publiée dans le journal «Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine» constitue une première. La recherche, étalée sur huit ans, a touché 1.314 enfants, dont les parents avaient accepté d'indiquer le temps consacré à regarder la télévision par leur progéniture à 29 mois puis à 53 mois. Par ailleurs, les enseignants ont évalué les 908297_tv_650x300.jpgperformances scolaires et psychosociales, ainsi que la santé des sujets.

Une activité intellectuelle passive

Résulat  : «Chaque heure au delà de la moyenne (qui est de huit heures par semaine au Québec) réduit de 7% l'engagement manifesté par l'enfant en classe», a expliqué Linda S. Pagani, la chercheuse qui a dirigé l'étude. «C'est entre la naissance et l'âge de 5 ans qu'interviennent les débuts de réseautage dans le cerveau, très importants pour toutes sortes de processus intellectuels», ajoute-t-elle. Or, regarder l'écran est une «activité intellectuelle passive», ce qu'ignorent les parents qui «prennent la télévision pour un meuble comme un autre».

Selon l'étude, une copnsommation excessive de télévision chez les enfants entre l'âge de deux et quatre ans permet de prédire une diminution de 6% de la réussite en maths (mais n'a aucun effet négatif sur la lecture), une augmentation de 10% du risque de rejet par les camarades de classe (taquineries, agressions et insultes), une diminution de 13 % de l'activité physique le week-end et de 9% de l'activité physique générale, une augmentation de 9% de la consommation de boissons gazeuses sucrées et de 10% du grignotage et enfin une hausse de 5% de l'indice de masse corporelle à dix ans.


Source : Leparisien.fr avec l'AFP/   03.05.2010, DR

 

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 09:23

La question de l’usage qu’ont les jeunes d’Internet et des risques associés est depuis longtemps un sujet majeur pour la Commission. Une récente vague de l’Eurobaromètre a permis de défricher les dernières tendances de l’opinion des parents européens en la matière1.

 

Au global, des parents au moins aussi connectés que leurs enfants

 

En moyenne, 3 enfants européens sur 4 utilisent Internet. Ce chiffre voile toutefois des différences considérables entre pays : champions toutes catégories, les Finlandais, dont 96% des enfants utilisent Internet. Lanterne rouge, l’Italie, où seuls 45% des enfants sont internautes. La France est dans la moyenne, à 76%.

Ces moyennes masquent évidemment des éléments structurants de l’usage d’Internet, qui croît avec l’âge des enfants, mais aussi avec l’usage de leurs parents. Plus ces derniers sont connectés, plus leurs enfants le sont. Un enseignement pas exactement révolutionnaire, mais qui, en creux, contredit une croyance bien établie : celle qui veut que la proportion d’internautes soit plus importante chez les jeunes que chez leurs parents (ceci n’est en fait vrai qu’à Malte, en Roumanie, en Pologne et en Hongrie) : en moyenne dans l’Union, 84% des enfants de 11 à 14 ans et 86% des adolescents de 14 à 17 ans utilisent Internet, pour 85% chez les parents d’enfants de ces âges.

 

Pour les parents, le danger ne vient pas de Facebook

 

Voilà pour le cadre. Qu’en est-il maintenant de la perception qu’ont les parentslogo_eurobarometre.jpg des risques que courent leurs surfeurs d’enfants ? Sans surprise, ce sont la confrontation à des images pornographiques ou violentes ainsi que la peur du online grooming (aussi appelé child grooming, soit l’utilisation de services de rencontres en ligne par des adultes chercha nt à séduire des mineurs) qu’ils redoutent le plus : respectivement 65% et 60% d’inquiets, dont 45% et 46% de très inquiets. Suivent la possibilité d’obtenir de l’information sur la mutilation, le suicide ou l’anorexie (55% d’inquiets, contre 41%),  celle de se faire malmener par d’autres enfants (54%, contre 41%), et celle de s’isoler socialement (53%, contre 43%). Seul le risque que leur enfant révèle des informations personnelles ou privées divise véritablement les parents : 47% se disent inquiets à ce sujet, contre 49%.

La pratique des parents est une clé fondamentale d’analyse de ces chiffres. De f açon générale, les parents internautes sont notablement moins inquiets pour leurs enfants que ceux qui ne pratiquent pas Internet.

L’appréhension du risque est aussi fortement clivée selon les pays étudiés. Schématiquement, on peut observer un tropisme géographique : Italie mise à part, les pays méditerranéens (France, Espagne, Portugal, Grèce et Chypre) sont les plus anxieux vis-à-vis des risques que représenterait Internet pour leurs enfants. De l’autre côté du spectre, les pare nts slovaques, suédois et danois2 se montrent remarquablement sereins. A titre d’exemple, au moins 80% des parents dans les pays méditerranéens susnommés se disent inquiets des risques de child grooming, pour moins de 30% dans ces derniers pays.

 

La France, championne d’Europe de l’anxiété

 

Les taux y sont impressionnants : 90% des parents français se disent inquiets de ce que leur enfant puisse être victime de child grooming, 87% qu’il puisse être confronté à des images pornographiques ou violentes, 83% qu’il soit malmené par un autre enfant. Un record de préoccupations en Europe,  auquel LOPPSI aurait – entre autres – pour mission de répondre. A moins que cette médaille soit à accrocher à côté de celle la consommation d’antidépresseurs




Source :  Pierre Jougla - 26 avril 2010 via www.delitsdopinion.com ( Le site qui analyse l'opinion publique française et ses tendances émergentes) 

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